Le protocole d'accord conclu entre le front commun syndical et la direction de Logistics Nivelles a été approuvé à une large majorité par les travailleurs, lors des assemblées générales organisées vendredi. Comme le souhaitaient les représentants du personnel, le texte prévoit que les discussions sur le futur plan social prendront comme base certaines modalités d'un précédent plan social appliqué dans l'entreprise en 2016. Une garantie d'emploi est également donnée à l'ensemble des travailleurs du site jusqu'en juin 2022. Des primes sont également prévues pour le travail de la fin de cette année.

En contrepartie, les travailleurs s'engagent à une paix sociale sur le site de Nivelles, que le groupe Kuehne + Nagel envisage toujours de fermer entièrement en octobre 2022, alors qu'il emploie 549 travailleurs.

Un des éléments importants de ce premier accord, alors que les discussions se poursuivent dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, est de prendre comme base de discussion un plan social appliqué en 2016 au sein de Logistics Nivelles. Les négociations sur le sort des travailleurs vont pouvoir avancer, sachant aussi qu'aucun d'eux ne perdra son emploi avant juin 2022.

Plus tôt dans les discussions (tendues) entre les syndicats et la direction, celle-ci semblait considérer que les calculs effectués dans le cadre de ce plan social de 2016 constituaient un maximum plutôt qu'une base pour les négociations à venir. Le vote du protocole d'accord à une large majorité lors des assemblées générales de vendredi entraine aussi le respect d'une paix sociale sur le site de Nivelles Logistics, alors que les actions "escargot" se multipliaient ces derniers jours dans la préparation des commandes pour les magasins Carrefour.

"Se doutant que l'annonce de la fermeture du site de Nivelles pourrait entrainer des perturbations, la direction avait loué plusieurs petites plateformes logistiques pour pouvoir continuer une partie du travail ailleurs en cas de blocage. Ils nous ont dit qu'ils allaient renoncer à ce plan B, et que l'argent économisé de cette manière pourrait alimenter l'enveloppe destinée au plan social", précise encore le permanent CNE Didier Lebbe.