La pandémie mondiale n’épargne rien ni personne. Pas même les associations. " S tand Up 4 Éléphants " , une ASBL lasnoise lance donc un appel aux dons pour se donner les moyens de mener à bien son objectif premier : sauver des éléphants. Et notamment recueillir Lhamo Kali ("la déesse" en tibétain) au sein d’un refuge, créé par l’ASBL au Népal. Le tout après avoir réussi à extirper l’éléphante de 50 ans du cercle touristique et des mauvais traitements qui y sont liés. " On a réussi à racheter Lhamo Kali à son propriétaire sur des fonds propres" , précise Annik Lambert, une lasnoise à l’origine de l’ASBL. "Mais ensuite, pour la nourriture, les frais de vétérinaire ainsi que de leurs accompagnants (les Mahouts), un éléphant, ça coûte cher ! On a besoin d’environ 18 000 euros par an."

18 000 euros qui permettraient à Lhamo Kali d’intégrer le " H attis ar " (un refuge pour éléphants) créé par Annick Lambert. Et d’y rencontrer Eva Kali, la première éléphante sauvée par l’ASBL. " On a recueilli Eva il y a un an , continue Annik Lambert. À l’époque, elle aurait pu mourir immédiatement tellement elle avait subi de mauvais traitements… ou tuer l’un d’entre nous tellement elle était agressive avec les humains. Maintenant, on a gagné sa confiance, on a pu la soigner progressivement - tant au niveau physique que mental - et elle est heureuse. Mais on veut désormais lui offrir de la compagnie de sa propre espèce car les éléphants sont des animaux profondément intelligents et sociaux. L’idéal pour nous, serait bien sûr de pouvoir les remettre en liberté, mais c’est interdit pour le moment et ce serait trop dangereux. "

En plus de recueillir des éléphants, l’ASBL " St an d Up 4 Éléphants " tente de faire évoluer les mentalités au Népal. Pour que les propriétaires des éléphants prennent conscience qu’il est possible de continuer à gagner de l’argent tout en respectant les pachydermes.

La récolte de fonds est accessible via la plateforme Go Fund Me jusqu’au 31 décembre prochain.