En décembre 2016, une visiteuse qui se trouvait à la prison de Nivelles n’a pas retrouvé son iPhone, lorsqu’elle est revenue pour récupérer ses affaires personnelles dans le casier placé dans les couloirs de l’établissement pénitentiaire. Elle l’a cependant récupéré lorsqu’il a été retrouvé sur un détenu… de la prison de Mons !

En réalité, ce détenu montois avait déjà subi une longue détention et il avait bénéficié d’une permission de sortie pour pouvoir comparaître devant le tribunal d’application des peines (TAP) dont une session était organisée au sein de la prison de Nivelles. Il avait comparu et manifestement, les choses ne s’étaient pas bien passées pour lui.

Frustré, il s’est emparé du GSM dans un casier voisin du sien avant de retourner à Mons. Où lors de la fouille réglementaire précédant sa réintégration, les gardiens ont trouvé l’appareil. De toute façon, l’enquête n’aurait pas été bien compliquée à mener : le local où se trouvent les casiers à la prison de Nivelles est (évidemment) équipé de caméras de surveillance.

Sur les images que les enquêteurs ont pu visionner par la suite, on voit clairement le détenu commettre le vol et repartir avec l’iPhone. Cité en correctionnelle, il n’avait pas fait le déplacement à Nivelles pour s’expliquer sur ces faits, ce qui lui a valu, par défaut, une condamnation à huit mois de prison ferme et à une amende de 360 euros.

Faisant opposition à cette première décision, il s’est installé cette fois sur le banc des prévenus, et n’a contesté que l’effraction. D’après lui, le casier de la victime n’était pas fermé et il s’est laissé tenter…

Il s’est emparé du GSM sans trop réfléchir à ce qu’il faisait”, a plaidé son avocate en demandant une sanction plus clémente que celle infligée par défaut. Le tribunal va dans ce sens : le prévenu s’en tire avec une peine de travail de 125 heures, ou 5 mois de prison en cas d’inexécution.