Lors d’un conseil communal précédent, DéFI avait pointé, dans le budget de la Régie communale autonome, un montant de 15.000 euros prévu pour régulariser la situation administrative de la piscine de la Dodaine. Véronique Vandegoor s’était étonnée: le problème date de la rénovation du bassin, alors que la Régie qui gère aujourd’hui les infrastructures sportives en terre aclote n’existait pas. Elle doit pourtant assumer les erreurs du passé.

Et de poser une question volontairement provocatrice en demandant, sachant que tout cela est "difficile à comprendre pour les citoyens", si on devra abattre la piscine rénovée il y a quelques années, par manque de permis.

La réponse est évidente: elle est négative. Sans rentrer dans les détails techniques et complexes, le permis qui aurait dû être attribué devait couvrir plusieurs domaines: l’urbanisme, l’environnement, et l’exploitation des lieux. Et manifestement, cela n’a pas été fait, d’où la nécessité de régulariser la situation à présent, en faisant appel à un bureau d’architectes afin de compléter le dossier et tout remettre en ordre.

Le bourgmestre Pierre Huart rappelle qu’au départ, lorsqu’il était question de rénover la piscine, l’idée était de remplacer uniquement la tortue et le bardage, dont on se souvient qu’il se faisait la malle à chaque gros coup de vent sur la Dodaine. Progressivement, la majorité s’est dit que tant qu’à fermer le bassin de natation, il valait mieux y faire des travaux qui le relance pour trente ans.

La fermeture a finalement duré plus de trois ans, il y a eu plusieurs auteurs de projets, plusieurs lots, et le chantier a manifestement été compliqué. "La critique est un peu facile", glisse le maïeur aclot.

La Régie communale a attribué le marché pour cette régularisation et le seul candidat a remis un prix bien au-dessus de l’estimation initiale. "Finalement, on sera autour des 25.000 euros, confirme le vice-président, Germain Dalne. C’est un surcoût, c’est sûr. Mais que ce soit la Régie autonome ou la Ville qui l’assume, ça ne change rien sur le fond: c’est tout de même la Ville qui finance en grande partie la Régie…"