Lors des dispersions de cendres, le nombre maximal est désormais de 15 personnes.

Jeudi dernier, l’intercommunale du Brabant wallon, propriétaire du crématorium Champ de Court, prenait en concertation avec les autres crématoriums de Wallonie une série de mesures destinées à éviter la propagation du coronavirus.

Jusqu’à la fin du confinement, fixée au 5 avril, les crémations sont maintenues mais les cérémonies d’hommage sont par contre supprimées. Les urnes sont exclusivement remises aux pompes funèbres ou à un représentant légal de la famille. La dispersion des cendres ou la mise en columbarium continue à se faire sur le site du crématorium mais il a été décidé qu’une seule personne puisse y assister. Les familles ont par ailleurs la possibilité d’organiser cette cérémonie après la fin du confinement, les urnes étant conservées dans un local dédié.

Mais la mesure est mal passée sur les réseaux sociaux et auprès de certaines pompes funèbres. Ce qui a poussé l’in BW à assouplir quelque peu ses mesures au crématorium de Court-Saint-Étienne. Vendredi, l’intercommunale décidait d’autoriser, lors des dispersions des cendres, mises en columbarium ou en stèle, la présence du conjoint du défunt et de ses parents aux 1er et 2e degrés (parents, enfants, frères et sœurs). Le nombre maximal étant limité à 15 personnes. Et ce, dans le respect d’une distance de 1,5 mètre entre les personnes. Les autres mesures précédemment restent, quant à elles, d’application.

Pour établir cette seconde version, les responsables de l’intercommunale se sont basés sur le règlement qu’a instauré la commune de La Hulpe - dont le bourgmestre est le président d’in BW - dans ses cimetières.

"La règle est assouplie pour autant qu’elle soit appliquée avec rigueur, prévient le directeur d’in BW Baudouin le Hardÿ de Beaulieu. Mais si dans trois jours, il y a des personnes qui se prennent dans les bras, on reverra la situation. Je tiens à rappeler qu’on a eu des soucis les jours avant la mise en place de la première mesure. On n’a pas eu d’autre choix que de fermer le bâtiment. On assouplit jusqu’à nouvel ordre. On a confiance dans les gens. On fera un comptage et si on a un nombre supérieur de personnes, on sévira. On a ni police ni vigile et on ne compte pas en prendre. On ne peut pas non plus demander des cartes d’identité, on veut une logique responsable."