Les agents de la zone de police Orne-Thyle se sont mouillés, dans tous les sens du terme, pour assister les citoyens confrontés à la montée inexorable du niveau de la Dyle jeudi après-midi. Une équipe de deux policiers s’est d’ailleurs retrouvée encerclée par les eaux et a fait le choix de laisser sur place le véhicule de service pour se sortir de cette fâcheuse situation.

Ils s’en sont tirés sans dommage et ont d’ailleurs poursuivi leur mission au service des citoyens, avec l’intention de revenir chercher le combi plus tard, quand le niveau aurait redescendu. Mais vendredi matin, lorsqu’ils ont voulu récupérer ce véhicule, les dégâts qu’ils ont constatés n’étaient pas seulement liés aux inondations: un ou plusieurs auteurs s’étaient « amusés » à lancer des pierres sur le pare-brise qui comportait plusieurs impacts, et la vitre côté passager avait également été brisée.

La zone de police a fait part de son indignation, vendredi sur les réseaux sociaux, face à cet acte aussi lâche que gratuit.

"Cela se passerait bien de commentaire, mais nous voulons quand même dire ceci : après avoir passé plus de 14 h dans l’eau pour vous porter secours et sécuriser les voiries, nous découvrons ceci. Cela nous peine, mais nous sommes certains que cela est un acte isolé, écrit la zone de police en accompagnant son message de photos du combi volontairement dégradé. À celui ou celle qui s’est amusé, n’oubliez pas : la police est un service public financé par l’argent du contribuable. C’est donc un peu comme si vous l’aviez fait à votre propre voiture…"

Les coups de pierre dans le pare-brise font penser à un acte de pur vandalisme, mais la vitre brisée pour avoir accès à l’habitacle peut aussi accréditer la piste de la tentative de vol. La zone de police n’a pas d’élément, à ce stade, pour trancher. Elle précise que les agents, avant de quitter le véhicule, avait emporté tout ce qui aurait pu intéresser des voleurs.

Vendredi matin, après la découverte des faits, les policiers d’Orne-Thyle restaient mobilisés pour gérer les inondations et leur suites dans plusieurs communes composant la zone de police. Il y avait donc d’autres priorités à gérer que de lancer une enquête pour tenter de retrouver l’auteur de cet acte. Mais les responsables font savoir qu’ils n’ont pas l’intention de laisser les choses en l’état, et que des démarches seront entreprises afin d’identifier le ou les coupables.