Ce mardi, suite à une interpellation parlementaire d’André Antoine (CDH), le ministre Willy Borsus (MR) avouait qu’il souhaitait accélérer les processus décisionnels lorsque l’on parle de dossiers “stratégiques”, faisant certainement référence au nombre d’emploi lié à l’exploitation de la carrière de Quenast.

Et dans la foulée, c’était au tour du groupe Union, à la tête de la commune à Rebecq, de faire un peu le point sur le dossier. Après avoir rappelé l’importance pour la population de donner son avis sur le projet (jusqu’au 26 juin à environnement@rebecq.be et en copie au demandeur : permis.quenast@sagrex.be), Dimitri Legasse et Marino Marchetti ont détaillé la proactivité de la majorité dans cet épineux dossier. “La commune a fait le nécessaire et même davantage que ce qui est prévu légalement à la fois par la réunion d’information préalable virtuelle pour cause de pandémie sur le site internet de la commune ainsi que sur les réseaux sociaux sans oublier l’affichage qui a été doublé pour l’occasion. La législation en vigueur prévoit que la commune doit afficher l’avis transmis par le demandeur à la Commune aux endroits prévus et à quatre endroits proches du lieu où le projet doit être réalisé. Dans le cas présent, il a été affiché à huit endroits.”

Et si ce projet est important pour la région, Union n’est pas prêt à accepter tout et n’importe quoi. “Nous avons toujours défendu l’idée que le permis d’extension ne serait pas octroyé sans préserver un juste équilibre entre les enjeux socio-économiques et la quiétude des habitants. Nous défendons aussi la pérennisation de l’activité économique avec ses emplois directs et indirects ainsi que la nécessité d’une route de substitution à la suppression de la Drève Léon Jacques pour ne pas paralyser totalement les centres de Quenast et de Rebecq.”

La majorité en place demande également de manière explicite à Sagrex d’organiser un maximum de réunions plénières lorsque ce sera à nouveau possible d’un point de vue sanitaire, ainsi que des réunions spécifiques dans les quartiers les plus concernés. “Nous mettrons en place à l’administration des permanences spécifiques, où le projet sera consultable, de même que les plans, en présence de professionnels pouvant répondre aux questions. Nous prévoyons également la clôture de l’enquête en soirée afin de permettre à tout citoyen qui n’aurait pas pu envoyer ses remarques de venir les déposer en personne.”

Aujourd’hui, les carrières fournissent 60 emplois directs et environ 120 emplois indirects. Union n’a pas envie de connaître un bain de sang social mais restera très attentif à la suite du dossier. “Nous étudierons le dossier lorsqu’il sera déposé et nous lirons chacune des contributions à l’enquête publique. Par ailleurs, il ne faut pas exclure la possibilité de demander à Sagrex de revoir son projet le cas échéant car la loi s’applique en tout cas à tous les citoyens.” Voilà qui est clair !