Avec le début de la vaccination du grand public et les inquiétudes à propos des effets secondaires de l’AstraZeneca, les "antivax" se lâchent sur les réseaux sociaux. Des commentaires qui heurtent Bernadette Peyskens, épouse de Stéphane Ravet, l’ancien Premier échevin de Court-Saint-Étienne (Brabant wallon), décédé du coronavirus en novembre. " Quand je lis que des gens préférent avoir le Covid, plutôt que de se faire vacciner, ça me choque, nous confie-t-elle. Comment peut-on écrire des idioties pareilles ? "

Bernadette s’est fendue d’une publication à l’humour caustique à l’attention des réfractaires. " S’ils ont le malheur de faire partie des élus du virus, peut-être iront-ils découvrir la Mecque de l’hôpital, l’antichambre du paradis des Covidiens, les soins intensifs où un véritable thriller démarre… Stress, angoisse, sans pop-corn et sans main à tenir en cas de rebondissement dans l’histoire. Parfois la fin est heureuse mais régulièrement cela se termine aussi par le douloureux choix de quelques belles planches et de quelques bouquets de fleurs garnis de petits mots vantant leurs mérites "

La Stéphanoise insiste : il ne s’agit pas de critiquer ceux qui ne veulent pas se faire vacciner mais bien de sensibiliser à l’importance du vaccin afin de se protéger et protéger les autres de formes sévères du coronavirus. "Je veux que les gens comprennent que le Covid n’est pas anodin, les risques sont terribles. Le Covid est sournois et ne tient compte d’aucune règle. Il peut emporter n’importe qui", poursuit l’infirmière à domicile.

Et à en croire plusieurs réactions qu’elle a reçues, le message semble être passé auprès de pas mal d’indécis. " Plusieurs personnes pas du tout convaincues par le vaccin m’ont contactée en me disant qu’elles avaient été touchées par notre histoire et qu’elles avaient décidé de se faire vacciner. J’en suis très heureuse, je ne dirais pas que c’est mon cheval de bataille mais ça prend du sens dans ma vie de mener ce combat. C’est extrêmement difficile de passer par là et je ne souhaite ça à personne, pas même à mon pire ennemi. "