Brabant wallon Engie Electrabel va commander une étude d’incidences et a présenté son projet.

Les curieux ne se bousculaient guère, mardi soir à l’hôtel Nivelles Sud, où Engie Electrabel présentait un projet de parc éolien à installer dans le zoning de Nivelles Sud.

Après avoir tenu compte des différentes contraintes en vigueur (distance par rapport aux habitations, aux voies de chemin de fer, aux lignes à haute tension…), ce sont quatre éoliennes qui sont envisagées le long du contournement de Nivelles. Avec, à ce stade, une des éoliennes à faire sortir de terre en zone agricole, et une autre qui serait implantée sur l’ancien site Peugeot.

Mais c’est le tout début de la procédure : la présentation publique de mardi constituait la "réunion d’information préalable" (RIP) à l’étude d’incidences, et lance le processus administratif. Les Nivellois ont désormais quinze jours - c’est-à-dire jusqu’au 12 juillet - pour faire connaître les objections et remarques qu’ils souhaitent que l’étude d’incidences prenne en compte.

Cette étude sera réalisée par un bureau indépendant, et portera sur divers aspects : l’impact sur la faune et sur le paysage, le bruit que pourraient générer les quatre éoliennes, les ombres portées…

Cette étude devrait durer une petite année, et la demande de permis qui pourrait ensuite être introduite par Engie Electrabel fera elle aussi l’objet d’une enquête publique. Le promoteur espère qu’il en sera là vers la fin de 2018.

Engie Electrabel, qui gère une bonne trentaine de parcs éoliens actuellement, voudrait produire avec ses quatre éoliennes en projet au zoning Sud l’équivalent de la consommation de 8.000 ménages. Et la société a déjà annoncé qu’elle était plutôt favorable à l’implication des citoyens dans son projet, via des prises de part par l’intermédiaire de coopératives.