"Nous aimerions que le gouvernement bruxellois comprenne qu'il n'est pas sur une île… Où est passée la concertation réclamée depuis des mois ?, interrogent-ils. Ce sont des projets qui impactent les navetteurs de plein fouet sans alternative. C'est une décision unilatérale. On veut juste contraindre les automobilistes. Quand vous habitez à Jodoigne, Perwez, Wavre, dites-moi quelles sont les alternatives crédibles et qui ne vous allongent pas votre trajet de plusieurs heures ? Où sont les parkings de délestage près des métros ? Poser la question c'est y répondre et quand il en existe un, il est rendu payant."
Pour les deux réformateurs, il n'est pas seulement question de mobilité mais aussi de bien-être des citoyens à qui on complique la vie quotidienne par cette décision. Ils évoquent aussi certains métiers qui ne permettent pas d'utiliser les transports en commun: les infirmières à domicile ou les commerciaux qui doivent enchaîner les rendez-vous à Bruxelles, par exemple, seront sérieusement pénalisés.
Le temps de la concertation étant visiblement révolu, Jean-Paul Wahl et Tanguy Stuckens ne lancent pas un appel au gouvernement bruxellois mais bien aux décideurs des sociétés établies à Bruxelles. "De plus en plus d'entreprises en ont marre des restrictions bruxelloises, sur la mobilité notamment. Nous leur disons : venez en Brabant wallon. Il existe encore des espaces disponibles dans des zones facilement accessibles et modernisées", affirment-ils.