Plumes d’autruches, apertintailles et lancer d’oranges en plein mois d’août

BRAINE-L’ALLEUD Vous avez toujours pensé que le roulement des tambours et le martèlement des sabots des gilles sur les pavés annonçaient le retour du printemps ?

Si vous habitez à Braine-l’Alleud, révisez vos classiques. Car pour les festivités du 15 août dans le quartier de la Barrière, les habitants ont assisté à un cortège où rien ne manquait : ni les apertintailles, ni les plumes d’autruche, et même pas les oranges.

Les gilles brainois, les Infatigables, étaient bien de sortie sous le soleil : environ 25 d’entre eux, accompagné d’une quinzaine de paysannes, ont égayé les rues en dansant, lundi après-midi, passant devant des automobilistes médusés d’être à l’arrêt, en plein été, pour faire place à un cortège de carnaval.

Reste-t-on bien dans l’esprit des gilles ? “Oui, du moment que nous sortons en respectant les règles” , sourit le président des Infatigables, Aimé L’Hermite. “Le 21 juillet, plusieurs d’entre nous ont d’ailleurs défilé à Toulouse, où il y avait une manifestation franco-belge à l’occasion de notre Fête nationale.”

Et le président de préciser que du reste, à Braine-l’Alleud, il n’y a pas de carnaval en saison en dehors du cortège organisé pour les enfants par le centre culturel. La société des Infatigables, qui existe depuis 1958, a été fondée pour les festivités… de la braderie des commerçants ! D’ailleurs, celle-ci est programmée cette année le 9 septembre et les Infatigables en seront, pour donner un air de fête supplémentaire à la manifestation.

Les gilles brainois n’annoncent donc pas forcément le printemps, bien que plusieurs de leurs membres renforcent également des sociétés voisines lors des carnavals, notamment à Hal et à Rebecq. Et s’il n’est pas évident de danser dans le froid de la fin de l’hiver, tenir le rythme au cœur de l’été n’est pas forcément moins pénible : les Infatigables portent le costume complet, sont bossés à la paille et certains dansent avec les lourdes coiffes d’Autruche. Quand il fait 25°C, cela nécessite une belle endurance…



© La Dernière Heure 2012