Par jalousie, un Nivellois a porté plusieurs coups en plein visage à son rival.

Le 29 août 2017, un jeune Nivellois était assis sur un banc à proximité de la gare lorsqu’il a été confronté à Antoine. Ce dernier était accompagné de son ami Timothy et manifestement, il était très énervé. Il lui a ordonné de le suivre mais cela n’augurait rien de bon, d’autant qu’Antoine semblait être sous l’influence de l’alcool.

Le jeune homme a donc refusé de se lever. Ce qui n’a pas suffi à calmer son interlocuteur, loin de là : sans la moindre explication, il a reçu plusieurs coups de poing en plein visage, suivis d’un coup de genou. La scène n’est pas passée inaperçue, en pleine rue, et des tiers ont tenté d’intervenir. Mais pendant que la victime se faisait passer à tabac, Timothy empêchait les éventuels courageux de s’interposer.

Dans un sale état, la victime s’est rendue au commissariat pour déposer plainte et les policiers l’ont envoyée directement à l’hôpital. Il souffrait de fractures au nez et aux arcades sourcilières. Aujourd’hui encore, deux ans après les faits, il a toujours des pertes auditives et des troubles du sommeil. Son incapacité de travail a été évaluée à plus de quatre mois.

Les enquêteurs ont pu visionner les images des faits grâce aux caméras de surveillance. Ils ont compté six coups de poing assénés au visage avant un terrible coup de genou.

Lorsqu’il a été entendu sur les faits, Antoine a expliqué qu’il avait bu et qu’il soupçonnait la victime d’avoir eu une liaison avec sa copine de l’époque. Cité en correctionnelle, il s’est confondu en excuses, avouant qu’il avait déchargé sa colère ce jour-là sur le jeune homme. Timothy était convoqué lui aussi, vu son rôle dans la rixe, mais il n’a pas daigné répondre à la convocation de la justice.

Le ministère public, à l’audience, a évoqué une "agression ultra-violente" et même l’avocat du prévenu a convenu du caractère inacceptable des faits. Le jugement est tombé hier. Antoine écope d’une peine de travail de 180 heures, et son ami de deux ans de prison avec sursis.