Le conseiller communal (Avenir Communal) a annoncé qu'il mettait fin à son mandat à Walhain, 33 ans après sa première élection. "Pour s'épanouir en politique, il faut au moins avoir intégré une fois le Collège communal. C'est là que se déroule la gestion journalière et c'est bien différent du rôle de conseiller. Moi, je suis un homme comblé car j'ai connu les trois: échevin, conseiller dans l'opposition et dans la majorité" , affirme André Lengelé.
 
Figure bien connue à Walhain, il se sera mis au service de la population pendant… 33 ans. C'est en 1989 qu'il s'est présenté pour la première fois et n'a quitté la table du conseil que pour des raisons de santé.
"À l'époque, je n'étais pas politicien mais intéressé par les élections communales. Il y avait un peu d'instabilité à Walhain et Robert Decelle, un cousin de ma maman, m'a sollicité pour former une équipe. Il m'avait dit que je ne devais pas me tracasser si je n'étais pas élu tout de suite. Mais je suis directement devenu conseiller. Et j'ai même été élu à chaque élection."
 
Très investi dans tout ce qu'il faisait, André Lengelé a apprécié son parcours en politique, dans le groupe Intérêts Communaux, puis Avenir Communal. "Au début, on pouvait mettre un nom sur chaque maison, on connaissait tous les lieux-dits. Maintenant, les choses changent. Les marchés publics sont plus compliqués. Mais c'était une belle expérience."
 
Échevin de l'Urbanisme de 2001 à 2006
 
D'autant plus que l'humaniste a passé une mandature en tant qu'échevin, entre 2001 et 2006. Avec notamment l'urbanisme et les travaux subsidiés comme compétences. "Cette fonction me plaisait. Je me suis pris au jeu, même s'il fallait s'accrocher, car chaque ministre y allait de son code. Il commençait à y avoir une pression foncière à Walhain, avec des entrepreneurs qui souhaitaient construire des lotissements. Il fallait être très attentif. L'urbanisme est en plus une matière compliquée. Les gens voulaient diviser leur bâtiment en deux pour y faire un appartement, certains ne déclaraient pas le changement de situation. C'est une matière qui a beaucoup évolué et qui était déjà très prenante."
 
De 2006 à 2018, il s'est retrouvé dans l'opposition, avec la prise de pouvoir du groupe Wal1 (PS-PR), en coalition avec Écolo. " Beaucoup de membres ont arrêté. On s'est demandé s'il fallait maintenir le groupe ou pas et on a poursuivi. En 2006, on avait quand même 7 sièges, puis encore 5 en 2012."
 
Il y a dix ans, André Lengelé est même devenu chef de file. Avec une mission: rassembler. C'est sans doute ce travail qui a permis à Avenir Communal de récupérer mayorat en 2018, avec Xavier Dubois. "Quand Xavier est devenu chef de file, ça s'est fait en concertation. D'un côté, j'étais content car le poids avait été assez lourd, dans l'opposition à interpeller la majorité et travailler les dossiers."
 
"Un peu déconnecté" à cause de la maladie, il laisse sa place .
 
"J'avais déjà prévenu que je ne comptais pas me représenter. Il y a 12 ans, on m'a décelé une forme de leucémie, qui a dégénéré en 2019, puis s'est améliorée grâce à un traitement. Quand le Covid est arrivé, on m'a dit de faire très attention et de limiter à tout prix mes contacts. J'ai encore eu des complications jusqu'à 2021 où un nouveau traitement, avec des poches de sang, m'a permis d'aller mieux. Mais je me sentais un peu déconnecté de la commune et je ne voulais pas laisser une chaise vide, alors que d'autres candidats étaient dans l'attente. J'ai donc décidé d'arrêter." De manière peut-être un peu brusque, à cause de la maladie. Mais son intention était quand même de ne pas s'éterniser. Il a tout de même passé la moitié de sa vie comme conseiller.