La ferme de la Papelotte : projet agro-écologique à deux pas du Lion de Waterloo

Un bel exemple de permaculture biologique en plein centre du Brabant wallon qui a vu le jour grâce à des porteurs de projets motivés.

Simon Chérot
La ferme de la Papelotte : projet agro-écologique à deux pas du Lion de Waterloo
©S.C.

C'est dans le cadre de la semaine mondiale de l'écologie que la Députée au Parlement wallon, Hélène Ryckmans (Écolo) rendait visite à la ferme de la Papelotte à Waterloo. "Cette semaine fut l'occasion de visiter différents lieux qui se concentrent sur le développement d'agricultures alternatives, il est important de faire la promotion de ces nouveaux modèles".

En contre-bas du poney-club de la Papelotte et à deux pas du Lion, on peut apercevoir une demi-douzaine de serres. C'est dans un cadre verdoyant que se trouve la micro-ferme agro-écologique de la Papelotte. Tom Paris est le gardien de ce lieu hors du temps. "C'est ma liberté à moi. Même si la charge de travail très importante nous rappelle toujours à l'ordre".

Tom a fait plusieurs écoles d'agronomie et a pris part à plusieurs projets avant de tomber ici, à la micro-ferme de la Papelotte. "J'ai travaillé sur d'autres projets comme Little Farm à Ittre, mais c'est ici que j'ai réellement trouvé mon terrain de jeu".

Un terrain mis à disposition par Perma-project

Perma-projects, c’est l’association de quatre personnes qui, à travers leur projet agroécologique, mettent à disposition des lieux à des jeunes porteurs de projets, afin qu’ils puissent se lancer plus facilement dans l’agriculture verte.

Tom est l'un de ces entrepreneurs de la transition écologique qui croit en un modèle différent. Fort de ces différentes formations, il travaille en harmonie avec la terre en étudiant et en expérimentant sans cesse de nouvelles manières de faire. "Ce sont plusieurs métiers à la fois, il y a énormément de choses à faire sur une journée. Ce sont beaucoup de compétences à développer".

La ferme de la Papelotte : projet agro-écologique à deux pas du Lion de Waterloo
©S.C.

Les terres sur lesquelles Tom fait pousser ses légumes et aromates, appartiennent à la SRL Perma-projects mais le modèle est intéressant pour l'agriculteur : "Le principe est un peu complexe, pour faire simple, j'ai signé un contrat sur 4 ans. Sur les premières années, mon salaire est surévalué par rapport à la production afin que je puisse investir et faire pousser mes premiers légumes, ensuite mon salaire doit théoriquement devenir trop bas par rapport à ce que je produis et lorsque le point d'équilibre est atteint, on appelle cela "la clause de rendez-vous". À partir de ce moment-là, je deviens actionnaire du projet afin d'en assurer sa pérennité".

"C'est un modèle intéressant, qui doit pousser les jeunes générations d'agriculteurs à se lancer dans ce genre de démarches alternatives" assure Hélène Ryckmans.

“On fait un métier vital”

"Le Brabant wallon est en retard en ce qui concerne le développement de productions agricoles alternatives, pourtant, c'est un terrain fertile et il y a de la demande pour ce genre de projets" explique la députée.

Ce qui freine cette transition en Brabant wallon, c’est avant tout le prix des terres et la moindre disponibilité des terres.

"Ce que j'aime dans mon métier, c'est que l'on fait un métier vital. On fait manger les gens", s'amuse Tom.

Pour Hélène Ryckmans, "d'autres régions ont déjà montré l'exemple. Pour le BW, ce n'est que le début, car les crises successives montrent à quel point il est nécessaire de trouver des alternatives à l'agriculture globale. Le Brabant wallon risque de devenir le panier de l'agriculture biologique pour Bruxelles".

Malgré un retour en force des gens dans les supermarchés, il y a aussi une envie de plus en plus grandissante de manger mieux et plus locale.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be