Le Stamp, à Waterloo, c’est bel et bien fini : "nous avons simplement appliqué la loi"

C’est désormais officiel, le Stamp ne rouvrira pas une énième fois. Il a définitivement tiré sa révérence ce 1er juillet 2022. Mais pourquoi a-t-il été scellé par la police ?

Simon Chérot
Le Stamp, à Waterloo, c’est bel et bien fini : "nous avons simplement appliqué la loi"
©D.R.

Cette fois c'est sûr, la musique ne fera plus vibrer les murs du Stamp (ni des voisins), sur la chaussée de Bruxelles, en plein centre de Waterloo. Les portes se sont définitivement fermées samedi 1er juillet dernier. La police a même barricadé l'entrée avec des barrières Nadar et de la rubalise.

Fort de ses 14 années d'existence, le célèbre bar waterlootois laissera derrière lui, une série de souvenirs et d'anecdotes, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Il aura tenu bon, face à la pression des riverains et de certains élus qui se sont battus durant de longues années pour faire enterrer ce lieu incontournable de la fête brabançonne. Si vous espériez lui rendre un dernier hommage, cela risque d'être compliqué, la commune et la police ont décidé de sceller les lieux.

Barrières Nadar et banderoles de la police

"Nous savions que c'était la fin", commente Jérôme Blanchart "mais nous espérions un délai pour l'été". "Nous avions un accord de principe et une reconduction tacite avait été négociée afin que nous puissions continuer à exploiter l'endroit tant qu'aucun repreneur n'était confirmé. Nous avons été prévenus quasiment du jour au lendemain de la décision de la commune de fermer définitivement les lieux."

En effet, l’ambiance n’était pas à la fête devant les locaux du Stamp samedi soir. Barrières Nadar et banderoles bleues et blanches avaient remplacé les videurs et la longue file de début de soirée. Mais pourquoi ce dispositif ?

Selon le commissaire Van Der Smissen, de la police de Waterloo, "il y a un arrêté de la police concernant la fermeture de l'établissement, nous avons donc scellé l'entrée afin de s'assurer que le message soit clair et que l'arrêté soit respecté". "Il n'y a pas eu de fait judiciaire", rassure-t-il, répondant aux questions du pourquoi l'accès au site a-t-il été fermé comme sur une scène de crime.

“Il aurait déjà dû être fermé il y a 6 mois”

"Le Stamp aurait déjà dû être fermé il y a six mois", rappelle la bourgmestre de Waterloo Florence Reuter (MR). "La reconduction tacite concernait la période de janvier à juin, il n'a jamais été question de rester jusqu'au mois de septembre." Dès lors, un appel à intérêt avait été formulé par la commune afin de trouver un repreneur. "Nous avons signé une convention dans laquelle il était bien spécifié – que s'il y avait un repreneur en mars par exemple, les lieux auraient dû être vidés en mars." L'appel à intérêt n'a, à l'heure actuelle, pas trouvé sa perle rare. "De toute façon, la convention prenait fin à la date du 30 juin. Nous avons simplement appliqué la loi."

"C'est une page qui se tourne définitivement", regrette Jérôme Blanchart. "Le Stamp est définitivement fermé et ne rouvrira pas ailleurs. Cependant, nous avons d'autres ouvertures de prévues pour le groupe Art Blanc, dans les semaines à venir".

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be