Ils visaient des personnes âgées au Bancontact.


Le procédé est désormais bien connu mais reste malheureusement efficace, et traumatisant pour ceux qui en sont victimes. Le shoulder surfing consiste à espionner quelqu’un qui compose son code secret pour retirer de l’argent à un guichet automatique, puis à le distraire pour subtiliser sa carte de banque. Ensuite, la carte est utilisée le plus rapidement possible, avant que la victime s’aperçoive de la manœuvre.

Une recrudescence de faits semblables en Brabant wallon a mené la police à partager, sur un réseau spécifique aux différents services, l’image d’individus opérant de la sorte dans des sas bancaires. C’est comme cela que Mihai M. et Doris B., sans domicile connu en Belgique, ont été identifiés et poursuivis à Nivelles pour trois faits du genre. Du reste, Mihai M. a été placé sous mandat d’arrêt à Turnhout pour le même type de faits…

À trois reprises, en Brabant wallon, les suspects avaient ciblé des personnes âgées et, alors qu’elles voulaient retirer de l’argent, ils leur avaient demandé leur chemin pour rejoindre Bruxelles ou Anvers. Marie, Anne-Marie et Yvette - qui est née en 1930 - se sont fait rouler ainsi, en répondant gentiment aux malfrats, qui se sont ensuite servis sur leur compte bancaire.

Mihai M. avait loué une voiture et la plaque du véhicule a été repérée grâce à des images de vidéosurveillance. Ce qui a fait dire au ministère public, devant le tribunal correctionnel, que la police disposait de preuves pour trois faits mais qu’il y en avait sans doute eu beaucoup d’autres…

Interrogé, Mihai n’a d’ailleurs pas nié, se contentant de ne pas répondre aux questions posées. Et il a fait défaut lors de l’examen du dossier devant le tribunal. Les membres du duo de spécialistes du shoulder surfing viennent d’écoper d’un an de prison ferme chacun.