Waterloo - Braine l'Alleud Condamné par défaut pour un vol d’outillage, il se retrouve derrière les barreaux.

Revenu récemment en Belgique alors qu’il n’a plus d’adresse chez nous, Kamil s’est retrouvé à la prison de Huy sans trop comprendre ce qui lui arrivait : il ne savait pas qu’en 2015 il avait été condamné par défaut pour un vol d’outillage commis à Braine-l’Alleud en mai 2014, avec l’aide d’un complice. C’est le complice en question, ainsi que la femme de celui-ci, qui l’a impliqué. Et alors qu’une Fiat avait été utilisée pour commettre le vol dans des entrepôts, les enquêteurs ont mis la main non seulement sur le véhicule, mais aussi sur la carte d’identité de Kamil, qui se trouvait à l’intérieur de celui-ci. "Je ne suis pas d’accord : je n’ai rien à voir avec cette voiture et avec l’homme dont vous me parlez, je n’entretenais pas des rapports très amicaux" , a-t-il précisé en faisant opposition devant le tribunal correctionnel.

Cet homme, il s’agit d’un de ses anciens collègues. Ils habitaient le même immeuble en 2013 mais, après quelques semaines, ils se sont disputés : l’autre voulait que Kamil lui prête de l’argent, sa femme faisait pression dans le même sens… "Cela s’est mal terminé : mon client a été kidnappé par ces personnes ", a indiqué l’avocat de la défense. "On peut le voir dans le dossier : la police d’Anderlecht est intervenue dans ce cadre-là. Par la suite, monsieur a dû remettre sa carte d’identité en gage de bonne exécution de leur dernier contrat. Mais il ne voulait plus de contact : il est reparti en Pologne sans se soucier de sa carte d’identité…"

Le jugement qui vient d’être rendu relève que le prévenu n’a pas été vu sur les lieux des vols, et que ses empreintes n’ont pas été relevées par la police scientifique. Les outils retrouvés chez lui n’étaient pas ceux qui avaient été volés et aucun d’eux n’a d’ailleurs été reconnu par la victime lorsqu’on les lui a présentés. Restait évidemment la question de la carte d’identité mais le prévenu, d’après la présidente, a présenté une explication qui n’est pas dépourvue de vraisemblance…

Le tribunal estime dès lors qu’il ne dispose d’aucun élément pour impliquer le prévenu dans les faits, et il vient de prononcer l’acquittement.