Waterloo - Braine l'Alleud Braine-l’Alleud possède un abri antiatomique depuis la Guerre Froide. À l’abandon, il pourrait être vendu.


C’est une chose peu commune et surtout peu connue des Brainois, mais on trouve un abri antiatomique sur le territoire communal.

Construit durant la guerre froide, il a plutôt servi à stocker des milliers d’œuvres d’art. Mais depuis la fin des années 1990, c’est un champignon ultratoxique qui a pris ses quartiers dans ce monstre de béton. Depuis une vingtaine d’années, la situation est bloquée et le bâtiment est laissé en l’état, dans le chemin 23, dans le hameau de Sart-Moulin, là ou se trouve la sablière d’Alconval.

Mais à qui appartient ce bâtiment dont certains ignorent l’existence ? Pas à la commune. "Ce bâtiment est passé de main en mainsau fil du temps , indique le bourgmestre Vincent Scourneau. Le bâtiment appartenait à l’armée durant un temps et appartient désormais à la Régie des bâtiments."

Mais le bourgmestre était intéressé, il y a quelques années. "Nous avons visité les lieux pour voir si on pouvait s’en servir comme d’un dépôt communal, mais nous nous sommes bien rendu compte que c’était un investissement beaucoup trop important, même en l’achetant pour un euro symbolique."

En cause, ce fameux champignon toxique qui s’est propagé partout dans le bâtiment. "Pour y entrer, il faut mettre un scaphandre. Tous les systèmes d’aération sont touchés et il faudrait un sacré budget pour tout remettre en état. En plus, on ne sait pas faire grand-chose avec, c’est un bâtiment sans fenêtres et aux murs de deux mètres d’épaisseur."

Pourtant, le ministre du Budget de la Fédération, André Flahaut, a un plan pour récupérer de l’argent public par la Régie des bâtiments. Le but est de vendre toute une série de bâtiments inutiles. Pour beaucoup de sites, cela semble judicieux, mais pour l’abri antiatomique, il y a de quoi se poser des questions. "J e tiens à préciser qu’il n’y a pas encore de mise en vente du site, convient-il. Il y a encore quelques œuvres d’art qui doivent être décontaminées et on ne sait pas exactement si le lieu peut être réhabilité. Il a été cité dans un plan global, mais c’est loin d’être le seul." L’abri n’est donc pas près d’être vendu.