En mai dernier, lors d’un barbecue familial, une petite fille s’est mise à crier depuis l’intérieur de la maison. Inquiète, sa mère est allée voir ce qui se passait et a retrouvé la fillette, âgée de onze ans, en pleurs dans les toilettes. Elle a expliqué que son grand-père venait de mettre sa main dans sa culotte pour lui toucher le sexe.

Le lendemain, la mère a fait parler l’enfant, qui a révélé que ce n’était pas la première fois que son grand-père posait de tels gestes sur elle. Une plainte a été déposée, et il est apparu qu’une deuxième petite-fille, du même âge environ, avait également subi ce même comportement.

Les policiers ont aussi interrogé une autre victime : fille d’une compagne d’un des fils du prévenu, une adolescente avait coupé tous les ponts avec ce grand-père par alliance et lorsque les enquêteurs lui en ont parlé, elle l’a désigné en utilisant les mots “bourreau” et “pourriture”. Elle a révélé que lorsqu’elle était petite et qu’elle se retrouvait seule avec lui, il lui demandait de se déshabiller et prenait des photos en exigeant qu’elle prenne des poses suggestives.

Poursuivi pour attentats à la pudeur sur les trois victimes et pour possession de matériel pédopornographique devant le tribunal correctionnel, il a été condamné jeudi à cinq ans dont un an de prison ferme. Un sursis probatoire pour le solde lui est accordé à condition qu’il se prête à un suivi spécialisé pour les auteurs d’infractions à caractère sexuel. Il lui est aussi interdit de se retrouver seul avec des mineurs d’âge.