Waterloo - Braine l'Alleud Beaucoup de monde dimanche matin pour assister à l’attaque française d’Hougoumont.


Les Français ont attaqué à plusieurs reprises, bravé le feu des alliés, ouvert la porte de la ferme d’Hougoumont durant quelques instants, mais les alliés ont réussi à les repousser. Il n’y avait évidemment guère de suspense, dimanche matin sur le champ de bataille où plus de 600 reconstitueurs se sont affrontés.

Mais quelques nouveautés ont dynamisé les traditionnelles reconstitutions comme de la pyrotechnie destinée à imiter l’arrivée de boulets de canon soulevant des mottes de terre au milieu d’une explosion, un choix de musique pour mettre les spectateurs dans l’ambiance, ou encore des commentaires en direct depuis le champ de bataille.

Le maréchal Ney, alias Franky Simon qui coordonnait la reconstitution, était en effet équipé sur son cheval d’un micro sans fil portatif. Au milieu des commentaires faits dans trois langues au fil des manœuvres, il pouvait prendre le relais pour lancer les charges, haranguer les troupes ou ordonner de sonner la retraite après l’échec de l’attaque. Une prouesse technique qui a donné encore plus l’impression aux amateurs de vivre le combat au plus près. C’est que lors de certaines manœuvres, les soldats ou les cavaliers sont à quelques mètres du public et une fois la bataille terminée, certains reconstitueurs prennent du temps pour mieux expliquer leur passion ou… se prêter à quelques selfies.

Le bilan de ces reconstitutions version 2019 est en tout cas excellent. Aucun incident n’est à déplorer et tout a fonctionné comme prévu alors que du côté des deux organisateurs, les Français de Kléber-Rossillon et le dernier QG où il a fallu remplacer Laurence Nelis qui s’occupait de l’événement depuis des années, c’était en quelque sorte un baptême du feu.