Waterloo - Braine l'Alleud Un habitant de Braine a déclaré que si c’était à refaire, il agirait… de la même manière.


C’est dans un triste état qu’un homme a retrouvé son père, inconscient dans la cage d’escalier de son immeuble de Braine-l’Alleud. Il avait six côtes fracturées, plusieurs dents cassées, et des traces de doigts autour du cou. Le médecin qui l’a examiné a estimé l’incapacité de travail à cinq semaines.

Le tout n’était pas dû à une simple chute, mais à un coup donné par son voisin, suivi effectivement d’une chute dans l’escalier. L’auteur ne s’est pas inquiété de l’état de la victime, et est simplement rentré dans son appartement. Il s’est retrouvé sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel, et n’a pas émis le moindre regret.

Au contraire, il a fustigé ce voisin dont il dit qu’il bouge des meubles la nuit et qu’il jette des tartines dans la cour. Le jour des faits, il faisait à nouveau du bruit. Anton est donc monté pour lui demander d’arrêter, et cela a mal tourné.

Enfin, question de point de vue… "Ce n’était pas trop grave : il est revenu une heure plus tard et il chantait", a encore fait remarquer le prévenu à la présidente. Et comme celle-ci cherchait à savoir ce qu’il s’était vraiment passé, le prévenu qui se défendait sans avocat s’est montré franc : "Ce serait à refaire, je le referais."

Pas de quoi rassurer le ministère public, Anton ayant déjà écopé d’une peine avec sursis pour des coups et blessures volontaires…

Le tribunal estime, dans son jugement, que les préventions sont évidemment établies. Tenant compte de la gravité des faits, des conséquences pour la victime et de l’absence totale de remise en question dans le chef du prévenu, Anton écope de dix mois d’emprisonnement et d’une amende de 1 600 euros.