En mars 2020, un garçonnet de 4 ans qui avait passé la journée chez son grand-père, à Waterloo, a expliqué à sa mère en rentrant que son papy, en lui donnant le bain, avait mis son sexe dans sa bouche. Après avoir appris cela, la maman s’est rendue à la police pour signaler les faits. Et elle a révélé qu’elle aussi, à partir de ses six ans et jusqu’à sa majorité, avait été violée par son père à partir de ses six ans et jusqu’à sa majorité.

Au cours de son interrogatoire par la police, le grand-père a quelque peu varié dans ses explications, mais a fini par avouer pour les faits commis à l’encontre de son petit-fils en disant que cela, il regrettait. Il a indiqué pour sa fille qu’elle avait le choix et que d’ailleurs, en 2015, alors qu’elle était majeure, c’était elle qui avait pris l’initiative de rapports sexuels entre eux. A demi-mot, il a avoué qu’il avait aussi violé son autre fille.

Devant le tribunal correctionnel, jeudi, il est revenu sur ses aveux pour cette deuxième fille, affirmant qu’il avait confondu avec la première en parlant aux policiers.

Le ministère public, lui, en a surtout retenu que le Waterlootois n’avait toujours pas pris conscience de l’extrême gravité, voire de « l’atrocité » de son comportement. Une peine d’emprisonnement ferme de 12 ans, suivie d’une mise à disposition du tribunal d’application des peines, a été requise.

La défense, elle, a plaidé pour un sursis probatoire permettant au prévenu de travailler plus efficacement sur ses problèmes psychologiques qu’en étant en prison…