En septembre 2018, c’est le voisin de Grégory qui a dénoncé ce dernier à la police. Il s’était mis à fumer du cannabis, et son voisin lui fournissait la marchandise. À le croire, l’intéressé le relançait sans cesse pour l’inciter à l’accompagner et ainsi pour faire des achats en plus grosse quantité.

Une perquisition au domicile du suspect a permis aux enquêteurs de mettre la main sur 2,8 grammes de cannabis, une balance de précision… et des petits sachets que l’intéressé dit utiliser pour ranger les écrous lorsqu’il travaille.

D’accord, son GSM contient aussi des messages évoquant des transactions de stupéfiants. Mais d’après Grégory, tout part d’une "bonne intention". Pour son voisin comme pour une dame de sa connaissance, il leur rend service en les accompagnant à Bruxelles lorsqu’ils vont acheter leur cannabis. Comme il est du genre costaud et que les autres ont peur d’aller négocier seuls dans les quartiers de la capitale…

"J’ai un trop bon cœur", a-t-il appuyé à l’audience.

Dans le jugement qu’il vient de rendre, le tribunal en retient surtout qu’il banalise son comportement, et qu’il y a dans son chef une absence totale de remise en question. Une peine de huit mois avec sursis probatoire et une amende ferme de 1 200 euros est infligée.

"Huit mois pour de la marijuana ? C’est beaucoup, Madame !", a réagi le prévenu après le jugement.

Réplique présidentielle : "Si vous n’êtes pas content, vous irez vous expliquer devant la cour d’appel."