Le tribunal correctionnel a examiné, durant toute la matinée de vendredi, un dossier délicat: un habitant de Mons, qui travaillait en 2016 en tant qu’infirmer dans une section réservée aux adolescents de la clinique Le Domaine, à Braine-l’Alleud, est soupçonné de faits de viol et d’attentat à la pudeur. Trois patientes l’ont mis en cause. Injustement, a-t-il affirmé sur le banc des prévenus.

Le 8 juin 2016, deux jeunes patientes sont allées trouver une infirmière de nuit, et lui ont révélé qu’elles subissaient des attouchements de la part de son collègue. Il était question de câlins et de bisous, mais aussi de main passée sous les vêtements. Au fil des confidences, ce sont des faits de viol qui ont été dénoncés aux enquêteurs. Une troisième jeune fille, qui était hospitalisée dans une période antérieure, a elle aussi déposé une plainte en expliquant avoir subi des attouchements, toujours de la part du même infirmier.

Celui-ci a perdu son emploi suite aux dénonciations. Devant le tribunal correctionnel, il a précisé qu’il avait juste posé quelques gestes de « réconfort », du style prendre une patiente en pleurs dans ses bras, ou l’embrasser amicalement.

Le ministère public, lui, ne remet pas la version des victimes en doute, bien que la défense évoque un possible phénomène de transfert, fréquent lors des suivis psychiatriques. Une peine de huit ans d’emprisonnement ferme a été requise alors que l’ex infirmier réclame son acquittement. Jugement le 6 mai.