C’était en avril 2019. À l’époque, la nouvelle créa la stupéfaction dans ce quartier paisible de Braine-l’Alleud : le corps de Philippe Spriesterbach était retrouvé inanimé dans l’habitation familiale qu’il occupait avec son fils, Arnaud. Le décès remontait à plusieurs jours. Très rapidement, des soupçons ont été dirigés vers le fils de la victime. Les voisins parlaient à l’époque de disputes fréquentes entre Arnaud et son père.

Il n’aura pas fallu quelques jours pour que le fils de cette ancienne figure du PTB, responsable à l’époque de la section locale du parti, soit arrêté. Arnaud est directement passé aux aveux, sans expliquer immédiatement le mobile du crime. Il a d’abord avoué avoir porté plusieurs coups à la tête de son père avant de justifier son acte par un climat de violences psychologiques et physiques régnant depuis de longues années.

Placé sous mandat d’arrêt, Arnaud a rapidement pu quitter la prison. Au terme de sept mois, son avocat, Fabian Lauvaux, lui a obtenu une libération sous bracelet électronique. Une décision prise en raison de l’absence de risques de récidive du prévenu qui a avoué les faits.

Un an et demi après le drame, la DH apprend qu’Arnaud sera toutefois renvoyé aux assises pour l’assassinat de son père. La demande de renvoi du parquet a été communiquée à l’audience qui s’est tenue à Bruxelles ce vendredi.

Contacté par nos soins, l’avocat d’Arnaud, Fabian Lauvaux, confirme : "J’ai toutefois demandé que mon client soit maintenu sous bracelet électronique afin de pouvoir comparaître libre devant la cour d’assises et ainsi mieux organiser sa défense. Mon client aura des choses importantes à dire lors du procès", termine l’avocat. La date du procès n’a pas encore été fixée avec précision en raison notamment de la crise sanitaire actuelle qui implique un certain retard aussi au niveau de la justice.