Le 15 août 2019, Marc, un habitant de Braine-l’Alleud, est arrivé en voiture devant la maison de son ex-compagne. Une voisine a vu qu’il était “chancelant”. Il avait manifestement trop bu et est passé à l’arrière de la propriété. Peu après qu’il soit reparti, des voisins et un passant ont dû intervenir : l’homme avait déversé de l’essence depuis le jardin jusqu’à une porte-fenêtre, et avait bouté le feu.

Entendu par la suite par un juge d’instruction, Marc n’a pas nié être l’auteur de cet incendie volontaire. Il a dit avoir eu peur en voyant l’ampleur que prenaient les flammes, poussées par le vent contre la maison. Il avait remarqué, malgré son état, que la voiture de la dame n’était pas là. Il pensait donc qu’il n’y avait personne mais n’avait pas réalisé qu’on était le 15 août, un jour férié donc, et que le fils de son ex dormait sur place.

L’intervention des voisins et d’un passant a permis d’éviter le drame et le Brainois n’en menait pas large, il y a un mois, sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel.

“Bien sûr, il y avait l’alcool mais je pense que j’étais aussi dans un état pratiquement ‘hors de moi’, a-t-il expliqué. J’ai bouté le feu dans la pelouse, le vent a poussé. Je regrette terriblement ce geste.”

L’avocat de Marc a retracé le parcours atypique de son client, qui n’a pas du tout un parcours de délinquant. Il a plaidé pour obtenir une peine de travail. Le tribunal, dans le jugement qu’il vient de rendre, va dans ce sens : le prévenu écope d’une peine de travail de 300 heures, et sa voiture est confisquée.