De tous les centres-villes wallons, celui de Waterloo est dans le peloton de tête en termes d’attractivité, de diversité de commerces et de taux de cellules vides. À l’échelle du Brabant wallon, il se classe même en deuxième position, juste derrière Louvain-la-Neuve et son Esplanade. Mais le reconfinement n’épargne personne, pas même les commerces indépendants aux reins solides.

Le centre de Waterloo se porte plutôt bien avec, comme spécificité, de nombreux commerçants indépendants en plein centre-ville. C’est extrêmement rare, confirme la bourgmestre de Waterloo, Florence Reuter. On a encore un vrai centre-ville avec des boutiques indépendantes, ce sont de choses qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est ça qui fait notre force. Mais aujourd’hui, ils ont bien du mal, ils se sont à peine remis du premier confinement qu’ils sont frappés par la fermeture.”

Interpellée dans une lettre ouverte d’une commerçante de Waterloo, la bourgmestre, qui est aussi députée fédérale, a interpellé jeudi le ministre des Indépendants et des PME David Clarinval et s’est fait le relais des préoccupations et revendications des commerçants waterlootois. “Comment expliquer à nos indépendants l’affluence dans les grandes surfaces quand eux ne sont pas autorisés à ouvrir leurs portes, même à un client à la fois ? J’ai demandé au ministre d’envisager d’autoriser la réouverture des petits commerces, bien entendu dans le respect des mesures sanitaires, avec par exemple, une ouverture sur rendez-vous.”

Obligés de fermer jusqu’au 13 décembre, et peut-être au-delà, les commerçants risquent de passer à côté d’une période cruciale. “Pour la plupart d’entre nous, notre chiffre d’affaires le plus important se réalise du 15 novembre au 20 décembre”, rappelait Caroline Viniss, du magasin Muse dans la galerie Wellington, dans sa lettre. “On est en train de tuer les centres-villes, s’inquiète la bourgmestre. Les commerces de proximité sont des acteurs clés et font vivre notre commune. Essayons de trouver des perspectives à court terme.”