Les policiers ont été répartis dans les équipes des jaunes, des verts et des bleus et ne peuvent pas avoir de contact entre eux.

Avec leur foulard de couleur, on pourrait croire que les policiers de la zone de police de Waterloo ont décidé de jouer une partie de Koh Lanta entre eux pour passer le temps en plein confinement. Que nenni. C’est au contraire très sérieux. Il s’agit pour les six équipes de pouvoir se différencier et surtout de savoir avec qui ils peuvent avoir des contacts. Car, durant toute la crise de coronavirus, les jaunes ne peuvent avoir d’échanges avec les bleus ou les verts, et cela vaut pour chaque "camp". Ceci afin d’éviter au maximum la propagation du virus.

Même si les circonstances requièrent du sérieux, cela n’empêche pas les policiers de rire et de détourner le célèbre jeu de survie de TF1. "On parle des tribus, d’immunité, explique le commissaire Alessandro Moschini, directeur des opérations qui est à l’origine du nouveau fonctionnement. Les plaintes sont désormais prises par les policiers en télétravail ; du coup, on appelle ça le jeu de confort pour les collègues sur le terrain qui en sont déchargés. On évite juste les jeux de mots malvenus comme le fait qu’à la fin il n’en restera qu’un (rires)."

Inspiré par le "plan de continuité des affaires", utilisé dans les banques, le système mis en place depuis une dizaine de jours semble déjà avoir fait ses preuves. La zone de police waterlootoise compte en effet très peu d’absents pour maladie.

"On n’utilise pas les mêmes locaux, ni les mêmes voitures ni le même matériel, poursuit le directeur des opérations. Le bâtiment a été divisé en deux et il n’y a jamais deux équipes en même temps. Lorsqu’une équipe quitte les locaux, ils sont désinfectés. Ça nous a permis d’amortir le premier choc des absents."

La zone est donc heureusement épargnée par la pandémie jusqu’à présent. Pourtant, les policiers sont encore davantage sur le terrain. " Les trois groupes de couleurs ont centré leurs activités de terrain : le respect des règles de confinement et les missions de police secours . On a par ailleurs augmenté les capacités des équipes d’intervention pour se concentrer sur la problématique liée au Covid-19. "