La cour d'assises du Brabant wallon a procédé lundi au tirage au sort des membres du jury qui sera chargé, à partir du jeudi 22 avril, de juger un parricide commis à Braine-l'Alleud en avril 2019. Six femmes et six hommes ont été désignés. Trois jurés suppléants - tous masculins - ont été ajoutés vu la situation sanitaire actuelle. Ils se pencheront durant 6 ou 7 jours sur la mort de Philippe Spriesterbach, un habitant de Braine-l'Alleud dont le corps a été retrouvé chez lui, le crâne défoncé, le 8 avril 2019. L'accusé, Arnaud Spriesterbach, est en aveu d'avoir tué son père à coup de maillet alors qu'il était sous l'influence de l'alcool et des stupéfiants. Il sera défendu par Me Ornella Ciccarone et Me Fabian Lauvaux tandis que l'accusation sera soutenue par la substitut du procureur du Roi du Brabant wallon Stéphanie Bonté, déléguée au parquet général. L'accusé est actuellement en détention préventive mais sous les modalités de la surveillance électronique.

La crise sanitaire s'est invitée à cette première audience du procès, lorsque plusieurs citoyens ont fait valoir des causes d'excuse ou de dispense avant le tirage au sort proprement dit. Un candidat juré a indiqué que son employeur, actif dans le domaine des vaccins, avait besoin de lui en cette période mais il n'a pas été dispensé. Il n'a cependant pas été tiré au sort pour faire partie du jury.

Par contre, la cour a accepté de dispenser une infirmière de nuit dont deux collègues sont en burn-out et qui devait travailler durant la session d'assises, un citoyen qui exerce seul un métier de contact et qui espère reprendre son activité professionnelle le 26 avril, une sexagénaire qui est guérie du Covid mais a précisé ne pas encore pouvoir supporter la fatigue d'une session d'assises, ou encore un homme atteint d'asthme sévère qui ne peut supporter de porter le masque trop longuement.