Le personnel hospitalier de l’hôpital Chirec de Braine l’Alleud et leurs représentants de la CNE (Centrale nationale des employés) se sont réunis ce jeudi à 14h pour demande un soutien des autorités politiques, des Fédérations patronales et de leur direction. Ils déplorent n’avoir reçu aucune reconnaissance suite à la première vague du Covid-19 et dénoncent un manque cruel de personnel, une augmentation du stress et de la fatigue des équipes à cause des heures supplémentaires. La liste des revendications est longue pour le personnel hospitalier dont le moral est au plus bas.

"La population ne voit pas ce qu’il se passe exactement dans les hôpitaux, ce n’est plus seulement dans les soins intensifs qu’il y a des patients atteints du Covid, c’est dans tous les services", alerte Katia, infirmière au Chirec de Braine l’Alleud.

Le personnel et le CNE s’adressent au Ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, pour réclamer des mesures visibles en faveur des hôpitaux, alors que les employés dénoncent depuis des années leurs conditions de travail à travers notamment les actions des "Mardis des blouses blanches". Ils demandent que l’argent promis se débloque enfin pour créer de l’emploi et améliorer leurs conditions de travail. "Le personnel est fatigué et il faut qu’il soit renouvelé, que les fonds soient débloqués, pour nous permettre de respirer et d’aider tous les patients dignement", ajoute l'infirmière.

Les participants à cette action demandent notamment au Fédéral l'utilisation rapide des 400 millions d'euros promis lors de la mobilisation des mardis des blouses blanches, le versement de 100 millions d'euros aux hôpitaux pour améliorer les conditions de travail, et le déblocage de 500 millions d'euros dès 2021 pour revaloriser tous les professionnels hospitaliers via une adaptation des barèmes. Ils demandent aussi le versement des primes promises lors de la première vague en complément de la prime de fin d'année, et la reconnaissance de la pénibilité des métiers hospitaliers.