Waterloo - Braine l'Alleud Ce mardi marquait le deuxième "mardi des blouses blanches".


Une vingtaine d'infirmiers, de secrétaires, d'aides administratives, de cuisiniers, de soignants et de brancardiers notamment se sont rassemblés ce mardi midi devant l'hôpital de Braine-l'Alleud pour protester contre leurs conditions de travail. L'action s'inscrit dans le cadre du deuxième "mardi des bouses blanches", mouvement à l'initiative de la CNE et qui doit se dérouler durant tout le mois de juin dans les hôpitaux wallons et bruxellois.

Le personnel soignant dénonce principalement la charge de travail et la pression qu'ils subissent au quotidien. " On est tout le temps dans l'urgence du soin, déplore Manuela Moral Vargas, infirmière en salle d'opération. On a le stress de mal faire car on est trop peu. C'est une machine infernale qui va à du 100 à l'heure, on n'a plus le temps de discuter avec les patients. On a perdu le côté humain qu'on avait lorsqu'on a commencé. On a de plus en plus de tâches, comme l'encodage informatique, mais on n'a pas plus de temps pour les exécuter. On met la vie des gens en danger."

La direction du site, qui reconnaît la pénibilité de la situation, s'est jointe au personnel à l'entrée du bâtiment. " Il y a d'abord une pénurie de personnel : le métier n'attire plus, regrette le Dr Hervé Lignian, chef de site au Chirec. Plus personne ignore que c'est une profession à très lourde charge de travail avec une charge physique et mentale extrêmement importante. L'autre problème, c'est l'inadéquation croissante entre le nombre d'infirmières par unité de soins - prévu dans des normes d'encadrement - et l'activité dans les hôpitaux. Ces normes n'ont plus été revues depuis les années 80, or la situation a bien changé depuis."