Waterloo - Braine l'Alleud L’endroit a même été fermé, sur ordre de la commune, jeudi dernier en guise de "sanction" !

Tous les week-ends, ce ne sont pas moins de 1 500 jeunes qui viennent décompresser au Stamp (chaussée de Bruxelles). Et si l’endroit fait recette, le revers de la médaille, ce sont les nuisances encourues par les riverains. Ceux-ci s’en plaignent et de nombreux procès-verbaux ont d’ailleurs été dressés contre l’établissement l’été dernier. Au point que jeudi passé, la commune ordonnait la fermeture du Stamp en guise de sanction. "J’ai convoqué les responsables en août pour leur faire part de la situation, explique Florence Reuter, la bourgmestre. Mais de nouvelles plaintes sont arrivées et nous avons ordonné la fermeture de l’établissement jeudi dernier en guise d’avertissement."

Malgré cette situation embarrassante, les relations entre les responsables du Stamp et la commune sont au beau fixe, chacun tentant de trouver la solution adéquate. "Ils font preuve de bonne volonté et s’engagent à mettre une série de choses en place pour limiter les nuisances. C’est aussi pour cette raison, et pour ne pas leur porter encore plus préjudice, que la réouverture a été autorisée le week-end."

Le problème que déplorent les autorités communales, c’est qu’à chaque fois, les bonnes résolutions tiennent 2-3 semaines et après, les plaintes pour tapage nocturne font leur retour au poste de police. "C’est chouette d’avoir des endroits où faire la fête à Waterloo. Je pense d’ailleurs que beaucoup de parents sont contents de savoir que leurs enfants sont au Stamp par exemple et qu’ils ne doivent pas prendre la voiture pour aller jusqu’à Bruxelles. Mais il faut respecter le voisinage également. Même si les propriétaires font preuve de bonne volonté, il faut trouver un équilibre car on ne peut pas continuer de recevoir autant de plaintes."

Et des sanctions plus importantes pourraient tomber si la situation ne se régularise pas rapidement. "Les plaintes des riverains sont justifiées et c’est au Stamp à prendre les mesures pour assurer la tranquillité de tous. Ils savent qu’ils ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’ils doivent trouver une solution sur le long terme", conclut Florence Reuter.

"Un problème de communication"

De son côté, Jérôme Blanchart, le propriétaire du Stamp, précise la situation. "En fait, il y a eu un gros problème de communication, explique-t-il. Visiblement, il y a eu des plaintes pour tapage nocturne car nous avions mis des baffles dehors pendant l’été sauf que personne ne nous a prévenus des inconvénients ni que des P.-V. avaient été dressés. Nous ne les avons appris qu’après avoir été convoqués par les autorités communales. Difficile pour nous de réagir si on n’est pas au courant que des riverains se plaignent. Personne ne nous a contactés."

Malgré tout, l’établissement a été contraint de fermer ses portes jeudi passé. "La commune s’en est excusée car il y a eu une erreur en interne chez eux. De notre côté, nous tenons à respecter le voisinage et on se conforme aux lois, il n’y a pas de souci avec ça. Cela fait 13 ans qu’on est là et tout le monde met de l’eau dans son vin quand il y a des problèmes."