Depuis le début de la crise sanitaire, le monde de la nuit a énormément souffert (et souffre encore). À plusieurs reprises, Marc Susini, le responsable du Doktor Jack et de l’Acte 3, notamment, à Braine-l’Alleud, n’a pas hésité à faire part de son incompréhension face aux décisions prises par le gouvernement. Mais voilà, ce vendredi 1er octobre, il entrevoit, enfin, le bout du tunnel avec la réouverture officielle des boîtes de nuit.

"Je dirais que je me sens bien et que je suis soulagé, souffle-t-il. On a le sentiment que c’est derrière nous mais il faut rester vigilant pour faire en sorte que cela fonctionne."

Car pour Marc Susini, pas question de refermer boutique dans quelques semaines ou quelques mois.

"Ce n’est plus possible. Si on rouvre, ce n’est pas pour refermer dans quelques mois."

Contrairement à d’autres de ses confrères, le Brainois n’a pas décidé de rouvrir ce jeudi à minuit. Mais ce n’est pas pour autant que la demande n’est pas présente. «Ça trépigne d’impatience chez les gens. D’ailleurs, pour faire simple: vendredi soir, on est déjà complet à l’Acte 3 depuis plusieurs jours.»

Pas question donc d’essayer de rentrer à l’Acte 3 ce vendredi. "Nous avons fonctionné sur réservations car je n’avais pas envie d’avoir d’interminables files sur le trottoir. En revanche, du côté de Doktor Jack, on ouvre tout à fait normalement aussi ce vendredi."

Mais de ce côté-là, Marc Susini n’a pas d’inquiétude quant à la gestion de la foule.

"On est rôdé. On a rouvert sous forme de bar depuis plusieurs mois maintenant et en plus, nous sommes ouverts beaucoup plus tôt, vers 21 h. Tout devrait donc bien se passer", ajoute-t-il, lui qui va devoir faire appel à 2-3 hôtesses supplémentaires afin de gérer la vérification des Covid Safe Ticket, indispensables pour pouvoir pénétrer dans l’enceinte brainoise.

«Elle est où la solidarité?»

Mais si Marc Susini est content de rouvrir, une décision du gouvernement lui reste encore en travers de la gorge: celle de la fin de la TVA à 6%… à la veille de la réouverture des boîtes de nuit.

"En fait, pour nous, ça n’a jamais commencé, déplore-t-il. Pendant cinq mois, l’Horeca a pu profiter d’une mesure salvatrice mais nous, non. On a été les premiers à fermer, on est les derniers à rouvrir mais on n’a pas droit à cette aide qui est d’ailleurs la seule réellement efficace qui a été mise sur pied. Tout le secteur de la nuit s’est sacrifié, on nous a demandé d’être solidaires, de fermer, ce qu’on a fait et finalement, qui est solidaire avec nous?", déplore le Brainois qui aurait aimé que cette mesure soit appliquée quelques mois pour le secteur de la nuit également.

Mais malgré cela, Marc Susini est content et soulagé de pouvoir retrouver ses clients et refaire la fête avec eux, ce qu’il n’avait plus fait depuis de (trop) longs mois.