Dans un entretien accordé au site communal de Waterloo, Marius Gilbert, le célèbre épidémiologiste, dresse un bilan des actions qui ont été entreprises au sein de la cité du Lion. Une commune qu’il connaît bien puisqu’il y réside depuis 2018. "Je trouve à Waterloo un côté assez vert et libéré de la pression de la ville, tout en ayant accès aux restaurants, commerces et autres. On peut vivre ici sans avoir besoin de bouger et c’est précieux", explique-t-il.

Une bonne occasion également de juger les décisions qui ont été prises récemment par les autorités communales comme le fait que le port du masque ne soit plus obligatoire en rue depuis début octobre. "Elles sont bonnes. L’efficacité du masque est parfaitement démontrée dans une situation de vase clos ou un endroit confiné. À l’extérieur, une ventilation naturelle se fait et le risque d’infecter ou d’être infecté diminue déjà fortement."

Autre point d’attention : le respect des règles à Waterloo. "Les enquêtes récentes montrent qu’il existe deux types de personnes qui n’adhèrent pas aux mesures de prudence : celles qui les ignorent car elles n’ont pas été atteintes par les canaux de communication et celles qui n’ont pas envie de les respecter. À Waterloo, nous sommes dans le deuxième cas de figure. Ces discours "corona-sceptiques" ont fait pas mal de dégâts car, paradoxalement, pour le moment, l’augmentation des chiffres de contamination dans le Brabant wallon est parmi les plus fortes, alors que cette province ne concentre pas les plus gros problèmes sociaux", conclut-il.