Ceux qui se rassemblent dans les lieux publics risquent gros, le maïeur les met en garde.

Que dire au sujet du respect des règles de confinement sur le territoire de Braine-l’Alleud ? Pour le bourgmestre Vincent Scourneau, dans l’ensemble, cela se passe plutôt bien. Il n’a pas dû prendre d’arrêté, comme certains de ses collègues des zones voisines, pour interdire certains sites trop fréquentés ou faire fermer des parkings. Mais évidemment, il y a toujours quelques comportements inciviques.

Ainsi, depuis l’instauration des dispositions en matière de confinement et de distanciation sociale, la zone de police mono-communale brainoise a dressé 32 procès-verbaux pour des rassemblements dans des lieux publics. Les contrôles sont opérés aussi bien le jour que la nuit. "Pour une population de 40 000 habitants, c’est raisonnable", considère le maïeur brainois.

Mais il avertit dans le même temps : les contrôles vont s’intensifier dans les prochains jours et pour ceux qui n’auraient toujours pas compris le message, la phase répressive a débuté. En clair, on ne discute plus, on verbalise.

" Ces procès-verbaux sont judiciarisés et sont de compétence exclusive du procureur du Roi, précise Vincent Scourneau dans un message adressé à ses concitoyens sur les réseaux sociaux. L’amende s’élève à 250 euros pour un particulier, et à 750 euros pour un professionnel (exemple : commerçants, entrepreneurs…). Ces montants sont plus élevés en cas de récidive. "

Et pour mieux marquer les esprits encore, le maïeur brainois précise qu’actuellement, une trentaine de personnes sont hospitalisées à Braine-l’Alleud, dans des états plus ou moins graves, après avoir été touchées par le coronavirus.

"Il n’est pas improbable que compte tenu de l’évolution des chiffres de personnes atteintes au niveau du pays, des mesures plus fortes de confinement soient décidées par le Conseil national de sécurité", estime Vincent Scourneau.