On ne sait plus quoi faire, les gens roulent beaucoup trop vite dans la rue. Le matin, le soir, le week-end aussi et c’est encore pire en soirée quand les jeunes vont ou rentrent du centre… Au point qu’on a peur d’utiliser les passages piétons car les automobilistes ne s’arrêtent pas toujours. On a peur aussi aux heures de rentrée et de sortie des cours, parce que c’est très dangereux pour les élèves de l’Athénée Royal. Et quand on prévient la police, elle passe de temps en temps. Mais ce qu’on veut c’est de la prévention et non de la réaction. "

On l’aura compris, Ana, une citoyenne waterlootoise qui réside le long de la rue de la Station, en a marre de la vitesse excessive de certains automobilistes et elle ne semble pas être la seule. Car elle se fait le relais d’un ras-le-bol exprimé par d’autres riverains qui habitent le long de cet axe fort fréquenté, qui relie le centre à la gare. " Des policiers, on en voit, mais très rarement. Même aux sorties d’écoles. Il y a bien un surveillant communal, mais des policiers, c’est très très rare. Pareil en ce qui concerne des patrouilles : on n’en voit jamais, alors que si elles se montraient plus, les gens arrêteraient de rouler à toute vitesse. J’habite ici depuis 4 ans, mais selon ma voisine, c’est comme ça depuis 30 ans… "

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Derrière ce coup de gueule, un double fait divers. Qui a peut-être été la goutte d’eau de trop. Car ce jeudi, une automobiliste, sous l’emprise de l’alcool, a heurté une voiture à l’arrêt et s’est retrouvée sur le flanc en plein milieu de la rue. Plus tard au soir vers 22 h, " un inconscient aurait poussé son véhicule jusqu’à 120 km/h dans la rue " selon un autre riverain. Un "rodéo" urbain qui ne serait pas une première.

Un fait pris très au sérieux par Michel Vandewalle, le chef de corps de la zone de police de Waterloo. " On a différents types de caméras, on va tout vérifier pour identifier le problème et réagir. J’encourage les riverains à ne pas hésiter à nous contacter. Via le 101 ou le 112 en cas de faits précis, mais aussi par mail via zp.waterloo@police.belgium.eu pour des faits répétés. "

"P our le problème de vitesse des véhicules en revanche, même si je ne le minimiserai pas, il est général, malheureusement, continue Michel Vandewalle. Quant à l’accident, dû à l’alcool, il aurait pu se produire à peu près n’importe où. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne fera rien, au contraire. Je prends note de toutes ces infos et on va le mettre sur la table dans nos discussions avec les autorités communales ."

Un chef de corps qui rajoutait encore que la présence policière était toujours assurée aux sorties d’écoles grâce, au minimum, à un surveillant qui travaille en collaboration avec la police. Au mieux avec des agents présents en plus du surveillant !