Waterloo - Braine l'Alleud Philippe a été battu à mort à son domicile. Son fils est dans le viseur de la justice.


Mais que s'est-il passé dans cette lugubre maison de l’avenue Alphonse Allard à Braine-l’Alleud ? Lundi en fin de journée, les autorités judiciaires y ont découvert la présence d’un cadavre gisant sur le sol de l’habitation. Il s'agissait du corps de Philippe Spriesterbach, 63 ans, seul occupant de l'habitation. La piste du meurtre a directement été privilégiée par le parquet du Brabant wallon après avoir constaté des coups portés à la tête de la victime, probablement à l’aide d’un objet contondant.

Philippe était pourtant un homme sans problème, nous dit le voisinage. Il travaillait à l’office national de l’emploi (Onem) et était l’ancien responsable de la section locale du PTB à Braine-l’Alleud/Waterloo. Ces derniers mois, le Brainois semblait dépérir peu à peu. Creusé, amaigri, ses voisins le reconnaissaient à peine. "Il avait l’air d’un clodo. Alors qu’à une époque, il était propre sur lui et soignait son allure. C’était le premier à nettoyer son trottoir et ses vitres", confie une voisine.

Philippe vivait seul depuis une dizaine d’années dans la maison familiale. Ses deux enfants et son épouse ont en effet quitté le cocon après de violentes disputes conjugales, nous glisse un voisin. Alors que son ex empêchait sa fille de voir son père, toujours selon un proche, il entretenait des relations conflictuelles avec son fils, A., âgé d’une vingtaine d’années.

Une relation père-fils à tel point compliquée qu’elle attire désormais l’attention des enquêteurs. "Son fils le menaçait de mort régulièrement", souffle un voisin qui a répété ses dires à la justice. Et un autre de confirmer : "Philippe disait qu’il n’avait plus de fils ." Les enquêteurs ont d’ailleurs posé plusieurs questions au voisinage à propos de cette douloureuse relation entre Philippe et son second.

L'enquête autour de cette sordide histoire suit son cours, une autopsie du corps doit prochainement être réalisée.