Dans la nuit du 4 au 5 octobre 2017, un jeune Waterlootois et sa compagne de l’époque se sont vus pour s’expliquer sur une dispute qu’ils avaient eue quelques jours plutôt. Après une heure de discussion relativement calme, la situation a dérapé. L’homme, qui pensait être trompé, a fait une crise de jalousie qui a tourné à la violence.

Il a donné plusieurs gifles, et menacé de s’en prendre à la demoiselle en lui plantant une fourchette dans la main.

À l’audience, il y a un mois, le prévenu faisait profil bas. "C’était il y a trois ans et quand je vous entends reprendre les faits, c’est une horreur, a-t-il expliqué à la présidente. J’ai eu une attitude violente, je ne minimise pas aujourd’hui."

Employé par la Province, actif au niveau politique - il a démissionné de ce type de fonctions -, l’homme savait risquer gros en cas de condamnation à une peine d’emprisonnement.

Le tribunal, dans le jugement rendu lundi, souligne la gravité des faits et estime, vu les déclarations du prévenu à l’audience, que la prise de responsabilité semble encore incomplète. La décision souligne par ailleurs que l’intéressé n’a aucun antécédent correctionnel, et ne s’est plus fait connaître défavorablement depuis trois ans.

La justice opte dès lors pour une sanction qui n’entachera pas son casier judiciaire : une peine de probation autonome de deux ans lui est imposée. Avec deux conditions essentielles : suivre une formation à la gestion de l’agressivité, et entreprendre un suivi psychologique régulier.