Âgée de 18 ans, une jeune fille a rompu un silence de plusieurs années, en mars 2016 : pour éviter que sa petite sœur subisse le même sort qu’elle, elle a révélé qu’alors qu’elle avait entre 10 et 14 ans, le nouveau compagnon de sa mère avait abusé d’elle. Des attouchements mais aussi des pénétrations digitales, a-t-elle expliqué aux enquêteurs.

Son récit, audiofilmé par la police, a été jugé hautement crédible par une experte. Et il est apparu qu’une autre mineure, nièce de la compagne du suspect, avait subi le même type d’agissements de la part de cet homme alors qu’elle avait à peu près le même âge que sa cousine.

Poursuivi en correctionnelle pour des préventions de viols et d’attentats à la pudeur, l’homme s’est défendu en niant les viols et en ce qui concerne les attouchements, il a affirmé que certes, certaines situations pouvaient prêter à confusion, mais qu’il n’y avait aucune intention sexuelle dans son chef.

Il a affirmé qu’à l’époque, il était adepte du naturisme et qu’à la maison, la règle était que tout le monde vivait nu. Ce qui, évidemment, pour certains jeux, chatouilles, taquinerie et autres bisous, avec des adolescentes, pouvait avec le recul paraître ambigu.

"C’était inadéquat", a-t-il concédé.

Le ministère public, lui, estime que c’était surtout pénalement répréhensible et que le prévenu continue à minimiser des faits extrêmement graves. Une peine de six ans de prison ferme a dès lors été requise à son encontre.

Jugement le 4 février.