Il était poursuivi pour deux faits d'attentats à la pudeur commis au sein de son domicile, envers de jeunes femmes qu'il avait recrutées en août 2019 via des petites annonces sur internet. Il disait chercher quelqu'un pour l'aider dans des massages et des exercices destinés à soulager des douleurs de dos et de bassin mais ces soins étaient un peu particuliers.


Une des deux jeunes femmes qui s'étaient rendues chez Jean A. pour l'aider a déposé plainte contre lui. L'autre a été entendue par la suite par la police et toutes deux ont raconté les mêmes agissements de la part du prévenu. Pour ces soi-disant soins, il était seul dans sa maison et portait un peignoir trop court sous lequel il était nu. Il demandait de l'aider à passer dans une baignoire ou dans une douche pour alterner les sensations de chaud et de froid, en profitait pour s'exhiber et demandait que les massages soient répétés à proximité de son sexe.

Le prévenu, à l'audience, a tout nié en bloc, affirmant que les deux femmes avaient sans doute inventé ces histoires pour lui soutirer de l'argent, ou encore que la police avait orienté l'enquête. Le ministère public, lui, doutait d'autant moins de la culpabilité du prévenu qu'il a déjà été condamné en 2016 pour des faits d'attentats à la pudeur du même style, mais commis envers des mineures. La peine de 30 mois de prison ferme infligée mercredi est conforme aux réquisitions.