En juin 2020, une habitante de Waterloo a déposé plainte contre Emmanuel, son ancien compagnon avec qui elle vivait depuis 2015. Ils ont eu deux enfants, puis leur relation s’est dégradée. Il est devenu violent d’abord en paroles, et ensuite physiquement, au point de vouloir l’étrangler en 2017 alors qu’elle était enceinte. Elle l’a alors quitté, puis est finalement revenue auprès de lui.

Mais en 2019, six mois après qu’ils se soient remis ensemble, la situation a dégénéré à nouveau. Le confinement n’a rien arrangé: les tensions sont encore montées d’un cran et ils ont décidé de faire chambre à part. En juin 2020, ils étaient chacun dans une pièce et échangeaient par SMS lorsqu’une phrase un peu moqueuse l’a mis en rage.

Emmanuel arrivé dans la chambre de sa compagne en rage, a exigé un rapport sexuel, et l’a giflée après qu’elle ait refusé. Il l’a poussée en bas du lit, l’a étranglée jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle ne pouvait plus respirer qu’elle le supplie de la lâcher.

A l’audience, le ministère public a indiqué que les constatations des policiers, qui ont relevé des objets cassés sur place et vu des traces de coups sur la victime, accréditaient les dires de la dame. Une peine de probation obligeant le prévenu à un suivi pour gérer ses pulsions avait dès lors été requise.

L’avocate du prévenu a indiqué que son client était à l’étranger, et qu’il était contre un suivi psychologique traditionnel, préférant une thérapie « énergétique » qu’il était d’ailleurs en train de suivre hors de nos frontières.

Le tribunal a tranché: il inflige un an d’emprisonnement.