Au départ, il y avait un petit bureau à Waterloo, et deux personnes chargées de distribuer en Belgique et au Luxembourg une solution de sécurisation des boîtes mail. Une solution intéressante puisqu’elle a notamment été adoptée par la chancellerie du Premier ministre, par la RTBF ou encore par la Stib.

Cyber Security Management a ensuite grandi, distribuant 45 produits de sécurisation des données numériques pour les entreprises. Elle est passée à 14 collaborateurs et s’est installée dans des locaux plus vastes, à Braine-l’Alleud.

Et la société désormais brainoise vient de conclure une alliance avec la société Advens, basée à Lille, qui œuvre dans le même secteur mais en proposant aux entreprises un service complet pour lutter contre les attaques informatiques. Elle compte parmi ses clients de grands groupes comme TFI, Auchan, Total, divers acteurs de la finance…

Advens possède actuellement cinq bureaux en France et emploie près de 250 personnes. Rien que son équipe de "hackeurs éthiques", des passionnés qui cherchent des failles dans les systèmes informatiques des entreprises pour la bonne cause puisqu’il s’agit de permettre de les corriger et éviter les intrusions malveillantes, compte 40 personnes.

Une cinquantaine de personnes à recruter

Son alliance avec les Brainois de Cyber Security Management marque la volonté du groupe de devenir un acteur de la cybersécurité à l’échelle européenne. À l’heure où la cybercriminalité est devenue une véritable industrie, il y a de quoi faire, tant au niveau des entreprises que des pouvoirs publics.

Mercredi, le ministre wallon de l’Économie et du Numérique, Willy Borsus, est venu visiter l’entreprise brainoise, soulignant au passage l’importance de ce secteur d’activité. Pour le CEO d’Advens, David Buhan, l’alliance avec CSM et l’ouverture d’un bureau en Belgique pourrait nécessiter à terme le recrutement de quarante à cinquante personnes. "Dans notre domaine, il y a plus de besoins que de compétences, constate-t-il. Mais nous contribuons à la formation des jeunes, notamment en proposant des cours dans les écoles d’ingénieurs en France. On espère qu’on pourra le faire également en Wallonie. Une étude estime que dans le monde, il manque 4 à 5 millions de personnes pour travailler dans notre secteur d’activité ! Le digital arrive partout, c’est donc un besoin qui ne va pas diminuer."

V.F.