Le 23 février 2020 au petit matin, la police est intervenue au Clos Lamartine : alors que les lieux de fête fermaient leurs portes, une altercation s’était déclenchée entre deux groupes. Les policiers ont tenté de calmer Lionel, un Ucclois de 20 ans mais celui-ci estime avoir été victime de violences policières injustifiées.

Son ami Ryan, qui est intervenu pour le défendre alors que les policiers procédaient à l’arrestation, est sur la même longueur d’onde. Un policier a été blessé en maîtrisant les deux jeunes gens, qui ont dû être mis au sol et menottés. Leur mise en cellule au commissariat a été filmée, et les images montrent qu’ils voulaient encore en découdre.

Le tribunal estime, dans le jugement rendu vendredi dans ce dossier, que les allégations de violences policières ne sont pas établies. En revanche, les versions données par les prévenus ne correspondent pas entre elles et n’expliquent pas, par exemple, comment un des agents a été blessé…

Les préventions de rébellion et coups volontaires sont établies et la justice souligne la gravité du comportement des prévenus, et l’absence de toute remise en question de leur part.

La suspension du prononcé banaliserait leurs actes : ils écopent dès lors de peines de travail : 120 heures pour Lionel (ou douze mois d’emprisonnement en cas d’inexécution de cette peine de travail dans l’anse) et 100 heures pour Ryan. Le premier devra aussi payer une amende de 800 euros, avec un sursis pour la moitié.