Voilà maintenant trois ans qu’à la Ferme de Mont-Saint-Jean, déjà connue pour sa bière et son gin, on travaille sur un nouveau produit : le whisky. En plus d’être la première distillerie du Brabant wallon à en produire, la grande particularité du breuvage est d’avoir pour base deux bières, la Waterloo Récolte et la Waterloo Triple.

Edward Martin fait partie de la quatrième génération de brasseur à la Ferme de Mont-Saint-Jean où il travaille depuis 2014. En 2017, il réalise le rêve de son père d’y implanter une distillerie pour y créer du whisky. "Quand il m’en a parlé, moi qui brassais depuis trois ans, je me suis dit ‘c’est ça que je veux faire’." C’est alors le début d’une aventure qui démarre avec l’idée de créer un whisky un peu différent, c’est-à-dire à partir de bières de Waterloo. Et depuis, le précieux mélange macère dans des fûts de chêne d’Écosse. Edward part ensuite un an à Édimbourg en 2019 pour y suivre un master en distillerie. " En revenant, j’y croyais encore plus de partir sur une base de bière surtout par rapport aux matières premières. " La brasserie travaille depuis plusieurs années en circuit court, car le froment provient du champ de bataille de Waterloo.

Trois ans plus tard, Edward Martin annonce enfin la naissance de trois whiskys single malt uniques : The Brancardier, The Nurse et The Surgeon (comprenez, le Brancardier, l’Infirmière et le Chirurgien). " Il y a énormément de symbolique. La ferme est un ancien hôpital britannique pendant la bataille, donc ici le nom des whiskys, c’est pour remercier tous ceux qui ont soigné des blessés pendant la bataille. On fait une boucle dans l’histoire ."

Pour le moment seulement 1 000 bouteilles sont disponibles à la vente sous forme de crowdfunding afin de pouvoir développer le projet, mais pas trop. " Notre but est de rester dans le qualitatif et pas du tout dans le quantitatif ." Les acheteurs pourront participer à la soirée d’inauguration de la distillerie reportée et faire partie du "finest whisky club". Peut-être l’occasion d’offrir un cadeau peu commun tout en aidant le développement d’un commerce local prometteur.