Le Cadev participe à une action visant à déterminer s’il reste des lérots chez nous.


Les anciens l’appelaient le "sot dormant", en référence à sa longue période d’hibernation en hiver, lorsqu’il dort profondément dans les fenils, les greniers, les cabanes de jardin, les nichoirs voire dans des faux plafonds. Mais le lérot, à la belle saison, est très actif lorsqu’il se promène dans les vergers - il adore les fruits - et les haies, et se dispute avec ses congénères.

Petit animal au nez rose et portant une sorte de bandeau noir autour des yeux, le lérot a de grandes oreilles, une longue queue qui se termine par un pinceau bicolore de poils longs, et son dos est marron tandis que sa gorge, ses joues et son ventre sont gris pâle.

Mignon ? Sans doute mais il est repris sur la liste rouge des espèces quasi menacées (et donc protégées) en Flandre et à Bruxelles, et il est en voie de l’être en Wallonie également. En Brabant wallon, il est déjà très rare et ses populations sont très localisées.

Peu d’informations récentes sont disponibles sur sa présence récente alors qu’il vit aux abords des villages, dans les anciennes fermes avec des arbres fruitiers, près des murs de pierres et des arbres couverts de lierre. Des habitats qui disparaissent alors que le taux de reproduction du lérot est assez faible.

Des naturalistes ont dès lors entrepris une enquête pour savoir qui pourrait apporter un témoignage sur sa présence, actuelle ou passée, en Brabant wallon. Natagora Brabant wallon a déjà lancé de telles initiatives dans le passé et pour cette campagne, le coordinateur est Didier Samyn (samyndidier@hotmail.com). Le comité d’action pour la défense de l’environnement à Villers-la-Ville (Cadev) participe à cette campagne (www.cadev.be) qui devrait déboucher sur des initiatives de sensibilisation, la pose de nichoirs ou encore des aménagements favorables pour consolider les populations présentes.