Le 28 septembre 2019, un message est apparu en soirée sur le réseau social Facebook. Un habitant de Waterloo y annonçait une expédition pour "tuer du flic à Nivelles", publiant en même temps la photo de deux couteaux. C’était vers 23 h et peu avant minuit, il a ajouté une photo aérienne du commissariat central de la zone de police Nivelles-Genappe.

Des renseignements ont été pris et un proche du suspect a expliqué aux policiers que l’intéressé était en crise, et était capable de passer à l’acte. Heureusement, il ne l’a pas fait.

Mais un mois plus tard, le jeune homme s’est fait remarquer dans une pharmacie de Waterloo. Pour une raison que personne sur place n’a comprise, il a commencé à tout renverser dans l’officine alors qu’il était venu avec sa mère. Il avait quitté les lieux quand la police est arrivée et les agents sont allés chez lui pour obtenir une explication.

À leur arrivée, le suspect était dans la cuisine et s’est emparé d’un hachoir à viande, dirigeant la lame vers les intervenants. Ceux-ci ont dû pas mal discuter mais aussi sortir leur arme pour le forcer à poser le dangereux instrument.

Cité devant le tribunal correctionnel pour ces deux faits, le Waterlootois a convenu que pour les menaces envers la police de Nivelles, c’était "possible" qu’il ait écrit cela. Quant au grabuge dans la pharmacie, il l’a expliqué parce qu’on lui aurait donné un mauvais médicament.

Un médecin qui l’a examiné a estimé qu’il souffrait d’un trouble mental et devait être soigné. " Il est fondamental que monsieur prenne ses médicaments : il en est conscient ", a plaidé son avocat.

Compte tenu de l’état mental du prévenu lors des faits, le tribunal a ordonné un internement.