Waterloo - Braine l'Alleud Un an avec sursis pour un quinquagénaire qui a profité du sommeil de l’adolescente.

C’est un petit mot, transmis par l’amie d’une adolescente victime de faits de mœurs, qui a attiré l’attention du PMS de son école puis des autorités. Au début de l’année 2016, une Waterlootoise née en 2003 a subi des attouchements de la part de son père alors qu’elle regardait la télévision avec lui, dans un fauteuil.

Elle avait expliqué à son amie qu’elle s’était endormie et que lorsqu’elle s’est réveillée, elle a senti que son père lui touchait la poitrine et le sexe. Et son soutien-gorge était dégrafé alors qu’elle ne l’avait pas fait elle-même. Choquée, en pleurs, elle est partie dans sa chambre et a refusé d’ouvrir la porte.

Lorsqu’elle a été entendue par la police, l’adolescente n’a pas dit grand-chose. Ce n’était pas elle qui avait pris l’initiative de la dénonciation et elle se trouvait en position délicate, vu les ennuis que les faits pouvaient engendrer pour son père… Un psychologue a estimé que le récit était crédible, et que la jeune fille avait besoin que l’auteur soit reconnu comme tel.

Mais lorsqu’il a été interrogé, le suspect a nié toute intention sexuelle. D’après lui, il avait juste gratté le dos de sa fille, comme cela lui arrivait régulièrement. Elle était endormie et lorsqu’elle s’est réveillée, elle a juste mal interprété la situation. C’est encore la position que le quinquagénaire défendait sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel.

" Elle a mal interprété les faits, a-t-il répété. Pour le soutien-gorge, j’ai pris un peu trop de liberté ce soir-là. D’habitude, c’est elle qui le dégrafe… Depuis, je n’ai plus aucun contact avec ma fille ."

Le tribunal a tranché cette semaine. Il considère que le prévenu a adopté un comportement à caractère sexuel. Le fait est isolé mais le prévenu ne semble pas avoir pris totalement conscience de sa gravité. Il écope d’un an de prison avec sursis.