Waterloo - Braine l'Alleud

L'initiative fait écho aux milliers de marcheurs partis mercredi de cinq villes de Catalogne pour nourrir la grande manifestation organisée à Barcelone.

Une "marche pour la liberté" partira dimanche de Waterloo, où réside l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont, pour rejoindre le centre de Bruxelles. L'initiative fait écho aux milliers de marcheurs partis mercredi de cinq villes de Catalogne pour nourrir la grande manifestation organisée à Barcelone vendredi contre la condamnation de neuf dirigeants sécessionnistes à de lourdes peines de prison. Le cortège démarrera dimanche à 09h00 de la "Casa de la República", à Waterloo, où est établi l'ancien président de cette riche région du nord-est de l'Espagne. La demeure sert également de quartier général au Conseil pour une république catalane.

Les manifestants prendront ensuite, à travers bois, le chemin de la capitale pour arriver vers 13h00 sur la place de l'Albertine, à côté de la Gare centrale.

Les velléités indépendantistes de la Catalogne ont été exacerbées par la condamnation, lundi à Madrid, de sept anciens membres sécessionnistes du gouvernement régional et des dirigeants de deux puissantes organisations en faveur de l'indépendance, l'Assemblée nationale catalane (ANC) et Òmnium Cultural. La Cour suprême, plus haute instance juridique en Espagne, a prononcé à leur encontre des peines de neuf à 13 ans de prison pour leur participation à l'organisation d'un référendum interdit d'auto-détermination et à la déclaration d'indépendance de la région en octobre 2017.

La section bruxelloise de l'ANC invitait sur Facebook à prendre part à l'événement sous le slogan "Défendez vos droits, défendez la Catalogne". Les indépendantistes estiment en effet que cette sentence menace les droits et libertés des citoyens européens en créant un précédent judiciaire. "Par ce verdict, on considère que des manifestations pacifiques de masse peuvent mener à une accusation de sédition", avait commenté Meritxell Serret, la représentante du gouvernement de Catalogne auprès de l'Union européenne.

Carles Puigdemont, dont la participation à la marche bruxelloise n'a pas été confirmée, est visé par un mandat d'arrêt européen émis par la justice espagnole. Il a été remis en liberté par le juge d'instruction sous certaines conditions dans l'attente de sa prochaine comparution devant la chambre du conseil de Bruxelles, le 29 octobre.