Une transaction pour l’achat de quatre jantes tourne mal sur le parking du Quick.

Le 5 juin dernier, deux hommes avaient rendez-vous pour une transaction sur le parking du Quick de Wavre. A priori, rien de répréhensible. Il s’agissait d’acheter quatre jantes de voiture et la vente s’est déroulée normalement. Olivier, l’acheteur belge domicilié en France, avait retiré sa montre pour le transport des jantes en question vers son coffre.

Il avait posé cette montre dans la voiture du vendeur. Il faut dire qu’il n’avait pas trop intérêt à l’endommager puisque, d’après ses dires, elle vaut 20 000 €. Ce qui ne l’a pas empêché, une fois la transaction conclue, de repartir en oubliant de la reprendre.

Se rendant compte de cet oubli en chemin, il a téléphoné au vendeur qui a accepté de revenir sur place. Mais il lui a dit qu’il n’avait rien trouvé dans sa voiture, et le ton est monté. Au point qu’Olivier a sorti une arme de poing et a menacé le vendeur en pensant qu’il l’avait délibérément volée.

Finalement, le vendeur a retrouvé la fameuse montre sous un siège. Mais cela n’a pas calmé Olivier qui a explosé une vitre de la voiture en donnant un coup de crosse, puis a fracassé par terre le GSM de son interlocuteur. Des clients du Quick, qui ont vu la scène, étaient effrayés et ont fait appel à la police.

Lorsqu’une patrouille est arrivée sur place, le gaillard a pris la fuite et une course-poursuite s’est engagée avant qu’il soit rattrapé. Entendu sur les faits, il a admis avoir surréagi et a montré que l’arme en question était un pistolet d’alarme.

L’aventure lui a valu d’être cité en correctionnelle, où il n’est pas venu se défendre. Le dossier a été examiné par défaut et le ministère public a évoqué un "comportement interpellant" en réclamant une peine de 15 mois d’emprisonnement.

Le jugement inflige cette peine sans accorder de sursis au prévenu défaillant.