Une nouvelle campagne d’effarouchement pourrait avoir lieu au printemps en centre-ville

Il y a un peu plus d’un an, le service environnement de Wavre s’était lancé dans une opération jusque-là inédite au sein de la Cité du Maca : la chasse aux pigeons. Face à la prolifération de ces volatiles et à l’augmentation des plaintes des commerçants, l’échevin Luc Gillard avait décidé de recourir aux services d’une buse de Harris, baptisée Wall Street, avec l’objectif d’effaroucher les pigeons en survolant le centre-ville wavrien.

Il faut dire que chaque année, la Ville recevait une vingtaine de plaintes liées à la prolifération de ces volatiles considérés comme nuisibles de par leurs déjections et les maladies qu’ils peuvent véhiculer. Une enquête avait été réalisée auprès des commerçants et elle avait mis en lumière une problématique sans doute plus importante.

D’août à octobre 2016 , la buse avait survolé la cité du Maca. "La buse a été dressée pour effaroucher, pas pour tuer", précisait alors Alban Smeets, le propriétaire de Wall Street. "Vivant en captivité, elle n’a pas la capacité d’attraper de pigeons, qui sont plus agiles et mieux entraînés puisqu’ils volent tous les jours. Mais même si le rapace ne parvient pas à les attraper, ils subissent un stress important. Se faire prendre en chasse par son prédateur naturel n’est agréable pour aucun animal, pigeon compris. Ils préfèrent déménager dans un endroit plus calme."

La campagne d’effarouchement avait connu un résultat plutôt probant puisque la population de pigeons avait fortement diminué. Mais ceux qui sont récemment passés dans le chef-lieu du Brabant wallon ont sans doute constaté leur retour.

L’échevin Luc Gillard tient cependant à tempérer : "L’objectif n’était pas d’annihiler toute présence de pigeons à Wavre mais bien de réguler leur population en faisant fuir les pigeons", confirme-t-il. "On estime aujourd’hui à un tiers la population de pigeons dans le centre-ville par rapport à l’an dernier."

Pour éviter que le nombre de ces volatiles revienne à son niveau de 2016, une deuxième campagne d’effarouchement pourrait être menée dans les prochains mois. Sans doute au printemps prochain, histoire d’éviter que les pigeons viennent se réinstaller à Wavre pour y nidifier.

À noter que, durant la campagne d’effarouchement, des pièges avaient été placés pour capturer certains pigeons. Près de 250 avaient ainsi pu être capturés. Une partie ont été déplacés. Les autres, blessés ou porteurs de maladies, avaient dû être euthanasiés pour abréger leurs souffrances ou éviter qu’ils ne contaminent leurs congénères.